Les oiseaux se cachent Place Pinel pour mourir…

Les oiseaux se cachent Place Pinel pour mourir…

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Décidément, ces temps-ci, je vous parle beaucoup de la Place Pinel. Peut-être parce qu’elle est importante, cette place-cœur d’un monde, cette place qui m’accueillit dans mon nouveau quartier avant même que je ne m’y installasse, charmée par son kiosque unique au monde, à la coupole retentissante et aux piliers aux murmures…- un écho extraordinaire résonne lorsque vous vous trouvez au centre du kiosque, non perçu par l’extérieur, et donc antithèse de l’idée-même du « kiosque à musique », tandis que lorsque vous chuchotez devant un pilier, votre voix sera perçue devant le pilier d’en face, claire et aussi radieuse que les petits matins sur l’herbe aux platanes…

http://mariuspinel.over-blog.com/article-jean-montariol-concepteur-du-kiosque-pinel-1892-1966-49776868.html

Hier, donc, essayant mes bâtons de Nordic Walking à l’heure où blanchit à nouveau la campagne (en fait, des faux bâtons, juste des bâtons de randonnée, mon escarcelle étant frileuse et Décathlon peu achalandé…), je marchais le long de nos allées, écoutant le vacarme gracieux des merles et des enfants perchés qui dans le faite des tilleuls, qui en haut du toboggan, lorsqu’il vint vers moi, sautillant et blessé, vilainement amoché par quelque Raminagrobis ou Médor affamé…Il tremblait, mais pas de peur, juste de mal, de détresse, et j’ai eu envie de lui dire ce que le Maître dit à Jane Eyre :

–          Venez, Jane, petit oiseau blessé, dans ma main… »

( « – Jane, be still; don’t struggle so, like a wild frantic bird that is rending its own plumage in its desperation.

_I am no bird; and no net ensnares me; I am a free human being with an independent will, which I now exert to leave you. »)

Je m’arrêtai, le regardai, incapable de l’aider. Lorsque je suis repassée par la place, plus tard, je vis un homme en vélo, distrait, lui rouler sur le bec, avant de stopper, et de courir, lui aussi, vers l’oiseau qui ne s’était pas écarté…Le crépuscule enveloppait les platanes de sa pénombre apaisante, mais nous pouvions encore lire cette étrange demande dans les yeux noirs de l’oiseau, qui venait vers nous, les hommes, vers ces grands prédateurs, en quémandant notre aide.

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J’ai alors tenté en vain de joindre la LPO, tandis qu’une dame, accompagnée de trois chiens qui auraient pris un petit apéro, m’a dit que c’était inutile, que ce petit allait mourir.

Et ce matin, alors que j’allais vider mon verre, puisque je suis nantie d’un ado altermondialiste qui pratique la police du tri avec une main de fer, je le vis, dans le fourré, les pattes en l’air et l’âme disparue par-dessus nos millions de toits roses…

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J’ai alors décidé de l’enterrer. En pensant aux leçons de choses de notre ami Yves le Pestipon, éminent professeur de khâgne et féru de littérature –je vous recommande chaudement la lecture de son passionnant « Oublier la littérature ? »

http://www.fabula.org/actualites/yves-le-pestipon-oublier-la-litterature_62875.php _, mais aussi pinélisateur en diable et grand maître du mouvement dont même la Novela s’est entiché :

http://www.fete-connaissance.fr/yves-le-pestipon

Récemment, une conférence a même réuni les afficionados au Vieux Temple, et on y a appris les fondements du rite de la « pinélisation », quand il s’agit de disséminer poétiquement la terre de notre Place Pinel…

http://www.fete-connaissance.fr/de-la-terre-pour-toute-la-terre

Je suis dit que j’allais, rebelle que je suis, faire une anti pinélisation, emmenant du terreau à cette terre poétique, offrant à la terre pinélienne le corps de ce bel oiseau en lui accordant aussi une digne sépulture, et en lui évitant de finir dévoré…

Ce faisant, je pensais aussi à l’enfance, d’autant que j’avais fait pèlerinage à Albi dimanche, et revu ma voisine Monique, avec laquelle nous enterrions grillons, tortues et canaris sous les laurines du jardinet, leur confectionnant de jolies tombes avec des morceaux de mosaïques, apprivoisant ainsi et le temps et la vie…

Et me voilà rentrer, ramener sur la place un petit linceul aux couleurs de l’Afrique, creuser une petite tombe avec une cuillère en bois et déposer délicatement l’oiseau en sa dernière demeure.

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Il est donc retourné à la terre, celui qui ne savait plus voler. Humble parmi les humbles, solitaire, enterré comme un soldat inconnu, dans la belle fosse commune  de notre Place Pinel. Pas d’honneurs militaires, ni d’articles dans les journaux, pas de deuil national, juste une mise en bière, puis en terre, comme pour tous ces hommes qui passent, naissent, vivent et meurent sans bruit, dans l’assourdissant silence des sans voix.

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Je pensais à ce grand patron dont le pays pleure les milliards, je pensais aux victimes de toutes ces calamités qui tuent les Africains quand l’Occident en tremble, je pensais à toutes ces femmes et à ces enfants innocents que la folie des hommes détruit, et je me disais que ce petit animal avait, lui aussi, mérité sépulture.

Que sa mémoire vole vers cent mille soleils. Et notre Place Pinel, elle demeure.

http://www.oasisdesartistes.com/modules/newbbex/viewtopic.php?topic_id=185267&forum=2

L’oiseau livre

L’oiseau lyre

L’oiseau libre

L’oiseau livre

Ses secrets

Ses ailes déployées

 Bruissent dentelles éventées

Il frissonne au bord du nid

S’élance en ciel immense

L’oiseau nu danse

Et livre sarabandes

Aux éclairs zébrés

Torride il panse

Ses ailes déchirées

L’oiseau lyre

L’oiseau libre

L’oiseau livre

Ses pensées

Il offre étincelles denses

Et surtout mille regrets

Aigle il a été

Aujourd’hui tourterelle

Il se sent en colombe

Et ne veut que la paix

Rimes traversières

Et nidations manquées

Il migre en terres vierges

Et espère amitiés

L’oiseau lyre

L’oiseau libre

L’oiseau se livre:

 

Délivré.

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Sous la Place Pinel, la plage…

Sous la Place Pinel, la plage…

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C’est la nuit dernière que je l’ai entendue pour la première fois : la chouette de la Place Pinel.

Son cri déchirait tendrement la nuit. Une fois, deux fois, trois fois. Le doute ne m’était plus permis ; il y avait bien une chouette au cœur de notre Place Pinel. Effraie ou hulotte, je l’imaginai, perchée sur la canopée de nos platanes, ou peut-être sur une branche de tilleul, douce Pythie pinélienne, annonçant la lune à notre kiosque tout ému.

Me revinrent en mémoire mes chouettes, celle de ma bonne ville d’Auch, qui me parlait chaque soir, lorsque je fermais les volets donnant sur les collines, ou celles de ma campagne tarnaise, hululant au-dessus du ruisseau tout illuminé de lucioles.

Et là, une idée me vint : il conviendrait, au plus vite, d’ensauvager notre Place Pinel. Réintroduire le blaireau et l’hermine, le renard et l’écureuil. Et pourquoi pas le lynx, l’ours et le loup ? Il s’en donnerait à cœur joie, le loup, avec tous ces Chaperons perchés sur le toboggan…Il faudrait aller quérir Mère-Grand et son pot de miel sur un banc, et éloigner le chasseur-bouliste.

L’écureuil, ce serait simple. Pas la peine de courir à Hyde Park d’un coup de Channel, il suffirait de se servir au Jardin des Plantes…J’adore, déjà, ce mot d’écureuil. Il est magnifique dans toutes les langues, s’enroule en serpentin en anglais ou en occitan, « squirrel » ou « esquirol », se complique délicieusement en allemand, avec ce fameux « Eichhörnchen » qu’aucun élève n’arrive à prononcer, et l’un de mes ex-maris m’avait appris que l’on disait « viverukas » en lituanien, ce qui, vous en conviendrez, a un charme fou.

Je les imagine, nos écureuils, pinélisant les platanes de leurs queues rousses et touffues, sautillant tels feux-follets d’un bout à l’autre de la place, grimpant le long des piliers du kiosque au rythme des rayons du soleil…

Une hermine et son pelage de neige ferait de notre square un petit Trianon. Quant au blaireau, ne doutons pas qu’il ferait fuir tous ces contempteurs de calme que sont les chiens aux truffes folles et aux excréments délétères…

Enfin, je repense à mon ex-mari number one, et aux cigales qu’il avait, depuis les hauteurs étincelantes de Sète, rapportées jusque dans les cerisiers du jardin tarnais de mes parents : voilà trente ans qu’elles nous transforment le pays de Jaurès en antichambre de la mer, éclaboussant l’été de leurs chants provençaux.

Oui, avec les cigales, sous la Place Pinel, la plage…

Soudain, les cigales

Soudain, les cigales.

La route de la mer serpentait vers les bleus.

Cézanne, ouvre-toi !

Garrigue frissonnait en femme amoureuse,

thyms et serpolets guidaient

vers les isthmes.

Mare nostrum. Phocéenne, grecque, andalouse :

ma Méditerranée

un delta du monde.

Comme un avion sans elles…

Comme un avion sans elles…

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http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/04/26/2477274_petits-meurtres-en-famille-a-agnes-et-a-ses-qutre-enfants.html

http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/tes-enfants-tu-ne-tueras-point_b_1687939.html

La France pleure. La France a mal. La France se recueille.

Comme les Pays-Bas la semaine dernière, à la différence près que nous ne savons pas encore si c’est un orage, un malaise, un missile ou une bombe qui a causé la mort d’une cinquantaine de ressortissants français. Oui, je sais, c’est atroce : il y a là plusieurs membres de mêmes familles, et ces sourires brisés, ces destins anéantis en une fractale de seconde qu’un fatum aveugle, lié aux hommes ou à la nature, a fait exploser en vol. Et j’adresse, très, très sincèrement, mes condoléances aux familles.

MAIS.

N’y a-t-il pas, chaque semaine, chaque mois, sur les routes de France, de terribles « drames de la circulation », causant, eux aussi, un nombre élevé de morts ? N’y a-t-il pas, chaque semaine, un nombre élevé d’enfants, de femmes et d’hommes mourant de maladie ?

Et, SURTOUT, n’y a –t-il pas, chaque mois, depuis des années, mais aussi de plus en plus, un nombre très élevé de femmes mourant sous les coups de leurs compagnons, et, et c’est l’objet de mon texte et de ma colère, un nombre de plus en plus élevé d’enfants mourant sous les coups de leur père ??

Ces femmes égorgées, étranglées, poignardées, brûlées vives, ces enfants de tous âges égorgés (ce mois-ci), poignardés (une fillette de deux ans, au printemps dernier, dans un camping…), défenestrés –un petit garçon à Toulouse, il y a quelques mois…-, brûlés vifs-trois enfants dans une station-service, en 2011…-, brefs, tous ces martyrs, (dont les chiffres donnent le tournis pour les femmes – vous les trouverez dans un récapitulatif partiel en bas de texte, partiel car je ne SUIS PAS JOURNALISTE, simplement blogueuse…- et n’existent même pas, en France, pour les enfants, -mais l’article d’une criminologue anglaise explique bien la terrible augmentation des meurtres par les « exterminateurs familiaux »…

http://actualites.sympatico.ca/curiosite/editorial-curiosite/de-plus-en-plus-de-peres-tuent-leurs-enfants) …pourquoi n’ont-ils pas droit, eux :

–          À l’attention soutenue des médias, des jours, des semaines durant, en boucle, jusqu’à ce que l’on éteigne le poste, tant ces mots de « corps tombés du ciel » ou de « débris calcinés » nous écœurent…. ?

–          À des allocutions solennelles du Chef de l’État, à des déplacements de ministres ?

–          À l’attention de l’opinion publique ?

Suffit-il donc de mourir ensemble, entassés dans une machine volante, suffit-il donc de tomber du ciel pour que les Puissants, les médias et le peuple vous encensent ?Vous plaignent ? Vous fassent des pages d’hommage sur les réseaux sociaux ?

 Un Président de la République s’est-il déplacé, en 2011, lorsqu’un papa a fait griller ses enfants dans une station-service ? Pourtant, là, nous les avions, les « corps calcinés » !

Un Président de la République s’est-il déplacé à chaque meurtre de femme et/ou d’enfant, depuis des années, alors que ce « fait de société » que les médias aveugles s’obstinent à nommer « faits divers » ou « drames familiaux », ignorant à dessein le terme de « familicide », aurait depuis longtemps mérité d’être promu au rang de CAUSE NATIONALE… ?

Tous ces enfants égorgés ou pendus, ou tirés comme des lapins par leurs pères-comme ce collégien de mon établissement, en février, assassiné avec sa maman entre midi et deux, et dont le journal local ne parlera guère, consacrant par contre plusieurs articles au « pauvre père déprimé, un brave chasseur et figure locale »-, n’avaient-ils pas, eux aussi, de beaux sourires, de belles vies prêtes à fleurir ? Certes, non, ils ne sont pas morts tous en même temps dans un avion malaisien ou algérien, mais diable, si l’on additionne les femmes et les enfants morts cette année, je suis persuadée que l’on est au-delà des cinquante victimes !!!

En miscellanées de mémoire :

« Trois enfants d’une même famille, des filles âgées de 13, 11 et 5 ans, ont été tués samedi matin à Haguenau (Bas-Rhin). Les pompiers ont été appelés sur place peu après 8 heures par les voisins pour un incendie et ils ont découvert à l’intérieur de la maison, dans les chambres du premier étage, les corps des trois enfants. Les victimes ont été égorgées, selon le substitut du procureur de Strasbourg Olivier Glady. L’hypothèse d’un drame familial est privilégiée. »

« Son mari, âgé de 38 ans, l’a lardé d’une trentaine de coups de couteau. Les enfants du couple, âgés de 8 à 16 ans, présents sur les lieux, ne semblent pas avoir été témoins de la scène.

Pourtant rien ne laissait présager un tel drame. Ce couple, qui avait emménagé dans l’immeuble depuis un an, était considéré par certain de ses voisins comme « un couple idéal »

« C ’est un vrai drame, vraisemblablement suite à un différend familial, qui a eu lieu à Culoz lundi vers 20h30 : dans la station-service du Carrefour Market de la ville, un homme de 33 ans a arrosé sa voiture d’essence et y a mis le feu. Il se trouvait à l’intérieur, ainsi que ses trois enfants de 4, 5 et 11 ans. Seul le plus grand a réussi à s’extirper du véhicule en feu, mais il et gravement blessé. »

 Alors, Monsieur Hollande ?

Alors, Monsieur le Président, Madame la Ministre des Droits des femmes, Madame la Ministre de la Santé, Madame la Garde des Sceaux, qu’avez-vous à déclarer ?

J’exige, au nom des centaines de familles endeuillées depuis des années, que, comme pour les accidents d’avion, « toute la lumière soit faite » sur ces affaires : j’exige qu’enfin, comme ont osé le faire quelques héros courageux (des juges, des procureurs, ici et là, travaillant main dans la main avec des associations…), l’ÉTAT se mobilise, pleinement, entièrement, et ce en transversalité, en coordonnant la prévention, le soin, l’éducation, afin que les pères et maris n’EXTERMINENT plus en toute impunité leurs femmes et leurs enfants.

J’exige, au nom des centaines de victimes, de femmes et d’enfants innocents, dont le seul tort a été, apparemment, de NE PAS MOURIR DE MORT VIOLENTE DANS UN AVION, que notre pays enfin prennent conscience d’un phénomène hélas mondial, que des sociologues analysent, que des spécialistes commentent partout, sauf chez nous, afin que les professeurs des écoles soient formés en ce sens (car la prévention commence au berceau) , afin que les jeunes couples allant se pacser ou se marier rencontrent des psychologues évoquant ce fait, afin que les DDAASS et travailleurs sociaux soient plus réactifs, afin que la justice soit plus punitive, afin que …nous évitions, aussi sûrement que nous mettrons tout en œuvre pour éviter d’autres catastrophes aériennes, ce genre de drames qui, hélas, fait…bien plus de victimes qu’un crash, et ce depuis des années.

J’avais, par deux textes, alertés Messieurs Sarkozy et Madame la Ministre du droit des femmes ; on m’a répondu, oui, que des mesures étaient prises. Mais cela ne suffit pas. La preuve en est cette terrifiante montée en puissance du masculinisme et de ces pater familias qui, dès lors qu’une compagne se refuse à eux, s’arrogent droit de vie et de mort sur cette dernière et, surtout, sur les enfants, afin de punir la mère dans ce qu’elle a de plus cher.

Il suffit.

En France, la plupart du temps, chaque mois ou presque, ce n’est ni un orage, ni une bombe, ni un missile qui tue : ce sont simplement des hommes, de bons pères de famille, qui, dans une sorte de djihad masculiniste, ont décidé d’exterminer toute forme de vie.

Monsieur Hollande : je compte sur vous.

Sabine Aussenac.

Extraits de presse récente:

« LeParisien.fr

Crash du vol AH5017 : dix membres d’une famille de Rhône-Alpes à bord
Un jeune Seine-et-Marnais dans le crash de l’avion d’Air Algérie au Mali
Avez-vous peur de prendre l’avion après ces catastrophes en série ?
Vol AH5017 : ce que l’on sait du crash de l’avion d’Air Algérie »

Et si nous lisions un jour:

– Dix femmes d’une même ville-et/ou région- tuées la même année

– Avez-vous peur de vous marier après ces assassinats en série?

*****

RAPPEL (vous m’excuserez, il manque des dizaines de cas, et toute l’année 2012…Vous pouvez, si envie, compléter dans vos commentaires…)

2010 :

Trois enfants égorgés à Haguenau, leur père probablement …

strasbourg.blogs.liberation.fr/…/2010/…/trois-enfants-meurent-dans-un-i…

2 janv. 2010 – Trois enfants égorgés à Haguenau, leur père probablement suicidé … d’une même famille, des filles âgées de 13, 11 et 5 ans, ont été tués samedi matin à Haguenau

http://strasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2010/01/trois-enfants-meurent-dans-un-incendie-%C3%A0-haguenau-le-p%C3%A8re-recherch%C3%A9.html

 

2011

146 femmes sont mortes, victimes de leur (ex) conjoint en …

http://www.tv5.org › Information › Terriennes

26 nov. 2011 – Selon la dernière étude nationale, 146 femmes (et 28 hommes) sont … de mort commis à l’encontre d’un conjoint, concubin, pacsé ou d’un « ex …

 

http://www.faitsdivers.org/6636-Lyon-il-tue-sa-femme-d-une-trentaine-de-coups-de-couteau.html

 

Les faits se sont déroulés vendredi en fin d’après midi, dans un immeuble du 8ème arrondissement de Lyon, dans le Rhône.

Aux environs de 18H00, un homme a appelé la police pour leur indiquer qu’il avait tué sa femme, âgée de 39 ans.

Les forces de l’ordre, arrivés sur les lieux, ont découvert le corps sans vie de la victime au sous-sol, juste devant l’ascenseur qui accède au garage.

Son mari, âgé de 38 ans, l’a lardé d’une trentaine de coups de couteau. Les enfants du couple, âgés de 8 à 16 ans, présents sur les lieux, ne semblent pas avoir été témoins de la scène.

Pourtant rien ne laissait présager un tel drame. Ce couple, qui avait emménagé dans l’immeuble depuis un an, était considéré par certain de ses voisins comme « un couple idéal ».

 

L’auteur présumé des faits a été interpellé et placé en garde à vue.

 

OCTOBRE :

 

Un père tue ses enfants en mettant le feu à sa voiture à Culoz

news.celemondo.com/…/un-pere-tue-ses-enfants-en-mettant-le-feu-a-sa-v…

4 oct. 2011 – Un père de famille est mort et a tué deux de ses trois enfants hier soir en incendiant sa voiture qui se trouvait dans la station-service d’un . http://news.celemondo.com/2011/10/un-pere-tue-ses-enfants-en-mettant-le-feu-a-sa-voiture-a-culoz/

« C ’est un vrai drame, vraisemblablement suite à un différend familial, qui a eu lieu à Culoz lundi vers 20h30 : dans la station-service du Carrefour Market de la ville, un homme de 33 ans a arrosé sa voiture d’essence et y a mis le feu. Il se trouvait à l’intérieur, ainsi que ses trois enfants de 4, 5 et 11 ans. Seul le plus grand a réussi à s’extirper du véhicule en feu, mais il et gravement blessé.

La mère des enfants, âgée de 29 ans, a été retrouvée morte à leur domicile familial de Bourg-en-Bresse, à 90km de Culoz : elle aurait succombé à une asphyxie selon les premiers éléments de l’autopsie. Il pourrait s’agir d’un homicide, suivi du suicide du père de famille. De nombreux pompiers sont intervenus pour sécuriser la station-service dans laquelle se trouve des bombonnes de gaz »

 NOVEMBRE :

 Buzz : Un père tue son enfant de 3 ans dans un lave-linge

http://www.terrafemina.com/…/9068-un-pere-tue-son-enfant-de-3-ans-dans-un…

28 nov. 2011 – C’est au-delà de tout ce qu’on peut penser dans la haine humaine. Un père vient de tuer son enfant à 10 km de Meaux, en le mettant nu dans le …

http://www.terrafemina.com/societe/buzz/articles/9068-un-pere-tue-son-enfant-de-3-ans-dans-un-lave-linge.html

2012 :

148 femmes tuées par leur conjoint en 2012 : les auteurs de …

leplus.nouvelobs.com/…/884263-148-femmes-tuees-par-leur-conjoint-en…

11 juin 2013 – LE PLUS. Un total de 174 personnes, dont 148 femmes, sont décédées en 2012, victimes de violences conjugales, a révélé un rapport du …

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2013

 JANVIER :

une Bordelaise, mère de deux petites filles, est morte sous …

www.sudouest.fr/…/elle-meurt-sous-les-coups-de-son-conjoint-922745-7

 1 janv. 2013 – … mère de deux petites filles, est morte sous les coups de son conjoint. … Femme mortellement battue en Dordogne : le compagnon finalement …

http://www.sudouest.fr/2013/01/01/elle-meurt-sous-les-coups-de-son-conjoint-922745-7.php

 Indre-et-Loire : Un père tue ses deux enfants et se suicide

http://www.24matins.fr › Faits Divers › Suicide

6 janv. 2013 – En Indre et Loire, un double infanticide a eu lieu dans la journée de samedi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le père a tué ses deux …

FEVRIER :

Cambrai : une femme retrouvée morte à son domicile, son …

http://www.lavoixdunord.fr/…/cambrai-une-femme-retrouvee-morte-a-son-do…

20 févr. 2013 – Une femme âgée d’une vingtaine d’années a été retrouvée morte à son … Cambrai : une femme retrouvée morte à son domicile, son conjoint …

http://www.lavoixdunord.fr/region/cambrai-une-femme-retrouvee-morte-a-son-domicile-son-ia0b0n1045657

 

 

Ezanville : l’hommage à Amina, tuée par son mari

http://www.leparisien.fr › Val d’Oise

 Août :

Albi. Le père de famille incendiaire aurait tenté de tuer ses enfants

Publié le 23/08/2013 à 03:50, Mis à jour le 23/08/2013 à 10:18

Albi (81) – incendie à lapanouse

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/23/1694138-albi-pere-famille-aurait-tente-tuer-enfants.html

 OCTOBRE :

18 oct. 2013 – La jeune femme a été tuée à coups de pied et à coup de poing par son … Le mari a été mis en examen pour meurtre par conjoint et placé en …

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/ezanville-l-hommage-a-amina-tuee-par-son-mari-18-10-2013-3238303.php

 NOVEMBRE :

 Domont : La femme battue par son mari est décédée

http://www.leparisien.fr › Val d’Oise

10 nov. 2013 – Isabelle, 45 ans, victime de violences conjugales à Domont le vendredi 1 er novembre, a succombé à ses blessures à l’hôpital Henri-Mondor …

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/domont-la-femme-battue-par-son-mari-est-decedee-10-11-2013-3303065.php

 Un père tue ses deux enfants à Livron près de Valence

http://www.ledauphine.com/…/un-pere-tu-ses-deux-enfants-a-livron-pres-de-v…

16 nov. 2013 – Un homme aurait tué ses deux enfants (3 ans et 18 mois) par pendaison à Livron au sud de Valence. Il aurait ensuite essayé de se donner la …

http://www.ledauphine.com/drome/2013/11/16/un-pere-tu-ses-deux-enfants-a-livron-pres-de-valence-et-tente-de-se-suicider

 Enfant de 4 ans tué à Toulouse: son père l’a projeté …

http://www.lexpress.fr › Société › Fait Divers

25 nov. 2013 – Des témoins ont vu l’homme d’une quarantaine d’années projeter son fils de quatre ans à plusieurs reprises contre le sol, selon le procureur ..

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/enfant-de-4-ans-tue-a-toulouse-son-pere-l-a-projete-plusieurs-fois-au-sol_1302638.html

« Des témoins ont vu cet homme lancer le garçonnet une première fois d’un parking en surplomb attenant à son immeuble de Montaudran, un quartier résidentiel du sud-est de Toulouse. Il a rejoint son enfant en contrebas, s’est emparé du corps qu’il a projeté « à plusieurs reprises contre le sol, puis à plusieurs reprises contre un trottoir », a dit le magistrat lors d’une conférence de presse.

L’enfant serait tombé d’environ quatre mètres de haut sur le macadam donnant accès, en contrebas, à la partie du parking en sous-sol. Son père serait descendu, peut-être par la volée de marches longeant le parking, et aurait à nouveau projeté son fils au sol de sa hauteur.

Plusieurs voisins, alarmés par les cris de l’enfant alors que son père n’était pas encore passé à l’acte, avaient alerté les policiers

 En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/enfant-de-4-ans-tue-a-toulouse-son-pere-l-a-projete-plusieurs-fois-au-sol_1302638.html#kVmtsWp55HC5T7Q0. 

Violences conjugales : 121 femmes tuées sous les coups de …

 

http://www.francetvinfo.fr › France

 

7 mai 2014 – Cent vingt et une femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2013, selon une étude parue le 6 mai 2014. Elles étaient 148 en 2012 …

 

2014 :

JANVIER :

 Un père se tue avec son enfant en sautant par la fenêtre …

http://www.francebleu.fr/…/il-met-le-feu-son-appartement-et-saute-par-la-fenet…

4 janv. 2014 – Drame familial dans la Côte d’Or : un jeune père de famille a sauté par la fenêtre avec son fils de trois ans après avoir mis le feu aux vêtements …

http://www.francebleu.fr/faits-divers/incendie/il-met-le-feu-son-appartement-et-saute-par-la-fenetre-avec-son-enfant-1157794

« Ce drame en côte d’Or : un homme est mort après s’être défenestré avec son enfant de trois ans dans les bras, vendredi soir à Chenôve. Un drame de la séparation : le jeune homme âgé de 25 ans a mis le feu aux vêtements de sa compagne, dans son logement situé au 9ème étage d’un immeuble.

Il a ensuite sauté par la fenêtre avec son petit garçon de trois ans dans les bras.  Une chute de 35 mètres de haut. Tous les deux sont morts, le père sur le coup, l’enfant lui a succombé à ses blessures dans la soirée à l’höpital de Dijon. La jeune femme souffre de graves brûlures, elle est hospitalisé à Lyon. »

 FEVRIER :

10 fév: Un père de famille tue sa compagne et son fils, âgé d’une dizaine … dans leur maison de Mercenac, près de Saint-Girons (Ariège).

 14 févr. 2014 – Ce vendredi vers 18h, la gérante d’un bar du 17e arrondissement de Paris a été tuée par son mari. Il est entré armé et a tiré trois fois sur lelle.

http://www.franceinfo.fr/faits-divers/actu/article/paris-un-homme-tue-sa-femme-dans-un-bar-321239

 

Mort de Yanis : le père avoue avoir tué son enfant – Radio …

https://www.radioscoop.com/infos.php?id=88914

20 févr. 2014 – Le père du petit Yanis, 3 ans, a avoué avoir tué son fils dans son pavillon de Longues, sur la commune de Vic-le-Comte.

 MARS :

. Morte d’un coup de couteau à Caen, son conjoint mis en …

http://www.libertebonhomme.fr › Actualité

6 mars 2014 – Une femme de 26 ans est décédée d’un coup de couteau, rue Basse à Caen, lundi. Son conjoint de 33 ans a été mis en examen hier soir et placé en détention .

http://www.libertebonhomme.fr/2014/03/06/morte-dun-coup-de-couteau-a-caen-son-conjoint-mis-en-examen-pour-meurtre/

 Une femme tuée à coups de couteau par son mari qui tente …

http://www.rtl.fr › Actu

17 mars 2014 – Une femme a été tuée par son mari à Bissey-sous-Cruchaud (Saône-et-Loire). Ce dernier aurait ensuite tenté de se suicider. Il est acuellement dans un état …

http://www.rtl.fr/actu/une-femme-tuee-a-coups-de-couteau-par-son-mari-qui-tente-ensuite-de-se-tuer-7770537437

 Publié le Jeudi 27 Mars 2014 à 23h11

Actualité > Faits divers

Drame familial à Nice: un père tue ses deux enfants et tente de se suicider (vidéo)

 Deux enfants de 2 et 5 ans ont été retrouvés morts à leur domicile de Nice, ce jeudi en fin de journée, près de leur père blessé par arme blanche

http://www.sudinfo.be/971632/article/actualite/faits-divers/2014-03-27/drame-familial-a-nice-un-pere-tue-ses-deux-enfants-et-tente-de-se-suicider-vide

 AVRIL :

 Un drame épouvantable s’est produit dans le bungalow d’un camping à Sevrier, sur les bords du lac d’Annecy. Un père y a tué sa fillette de deux ans, par dépit alors qu’il supportait mal la séparation avec son épouse.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 avril ou dans la journée du 17 avril.

http://www.lasavoie.fr/Actualite/Albertville/2014/04/24/article_drame_familial_a_bourg_saint_maurice_un.shtml#.U9LBW_l_sRE

« Après avoir enlevé la vie à sa fillette (des traces de sang ont été retrouvées dans le bungalow, elle aurait été poignardée), il a roulé jusqu’à l’Arbresle, commune à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon, dans le Rhône. Là, il s’est pendu à un arbre à côté de son véhicule.

Le corps de son enfant a été retrouvé à côté de lui, vendredi 18 avril (sa disparition, ainsi que celle de l’enfant, avaient été signalées la veille aux autorités). Le père de famille a également laissé une lettre, dans la voiture, expliquant les raisons de son geste.

Le parquet d’Annecy évoque, par la voix du procureur Eric Maillaud un « drame familial ». La justice attend désormais les résultats de l’autopsie du corps de la fillette. »

MAI :

Pas-de-Calais : un père tue ses enfants et se suicide – 17/05 …

http://www.leparisien.fr › Nord-Pas-de-Calais

17 mai 2014 – Un père et ses deux enfants ont été retrouvés morts samedi dans une maison de Béthune (Pas-de-Calais), dans ce qui semble s’apparenter à …

http://www.leparisien.fr/nord-pas-de-calais/pas-de-calais-un-pere-tue-ses-enfants-et-se-suicide-17-05-2014-3849179.php

JUIN :

Un père aurait tué son enfant avant de s’immoler par le feu …

http://www.europe1.fr › Infos › Faits divers

7 juin 2014 – Un père est soupçonné d’avoir tué son fils de trois ans, avant de se donner la mort en s’immolant par le feu, vendredi, dans les Landes.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Un-pere-aurait-tue-son-enfant-avant-de-s-immoler-par-le-feu-2145441/

« Un père est soupçonné d’avoir tué son fils de trois ans, avant de se donner la mort en s’immolant par le feu, vendredi, dans un village des Landes.

 Il dit ses « adieux » dans une lettre. C’est la mère, à son retour du travail, qui aurait découvert un mot laissé par le père. Ce dernier disait simplement « Adieu » et indiquait que leur petit garçon était mort à l’étage, a précisé le quotidien Sud Ouest qui a révélé l’information. Selon le parquet, des traces de strangulation ont été relevées sur l’enfant ainsi que des coups de couteau sous formes de « piques ». »

Drame familial: un père tue son épouse, ses filles et blesse …

http://www.liberation.fr › Société

26 juin 2014 – Drame familial: un père tue son épouse, ses filles et blesse son fils … Camus, une riveraine rencontrée en compagnie de ses enfants.

http://www.liberation.fr/societe/2014/06/26/drame-familial-presume-dans-l-eure-trois-morts-deux-blesses-graves_1051142

« Dans la salle à manger, ils découvrent d’abord la mère, âgée de 36 ans, sans profession, tuée par une arme blanche non encore identifiée. Puis, dans la chambre parentale, ils tombent sur le père couché sur deux petites filles, âgées de 5 et 11 ans, également sans vie. Le meurtrier présumé, qui les enserre, est vivant et ne souffre que de blessures ne mettant pas sa vie en danger.

 

Dans la salle de bain, ultime scène d’horreur. Le fils adolescent gît dans son sang, souffrant d’une grave blessure à l’abdomen. »

http://www.leparisien.fr/picardie/aisne-il-tue-sa-femme-a-coups-de-marteau-apres-une-dispute-28-06-2014-3960985.php

 Aisne : il tue sa femme à coups de marteau après une dispute

http://www.leparisien.fr › Picardie

28 juin 2014 – Une femme est morte étranglée et battue à coups de marteau dans la … mais où..? les faits divers où le mari retrouve sa femme et la tue .. on ..

Drame de la séparation à Metz : le mari tue sa femme et se …

http://www.estrepublicain.fr › Actualité › A la Une

29 juin 2014 – Dimanche matin, il a été rendre visite à sa femme, qui était en train de s’installer dans un nouvel appartement avec leurs deux enfants de 12 et .

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/06/29/drame-de-la-separation-a-metz-le-mari-tue-sa-femme-et-se-suicide

 

JUILLET :

 

7 juillet 2014 à 13:24

Drôme: sa femme retrouvée morte dans son lit, le mari déféré au parquet

Une enseignante de 49 ans a été retrouvée morte à la suite de coups samedi matin, à son domicile près de Romans (Drôme), et son mari, placé en garde à vue, devait être déféré lundi au parquet.

http://grenoble.ville.orange.fr/actu/region/drome-sa-femme-retrouvee-morte-dans-son-lit-le-mari-defere-au-parquet-85717.html

 

 info : Val-de-Marne: le mari suspecté d’avoir tué sa femme et …(EGORGÉ…)

rmc.bfmtv.com/…/val-de-marne-mari-suspecte-davoir-tue-femme-enfant…

Il y a 4 jours – Le mari de la femme enceinte tuée avec ses deux enfants vendredi soir au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), principal suspect dans cette ..

http://rmc.bfmtv.com/info/634781/val-de-marne-mari-suspecte-davoir-tue-femme-enfants-sest-rendu/

 

Le « récap » d’Orange : en oublie beaucoup…

http://actu.orange.fr/une/les-principaux-drames-familiaux-ces-dernieres-annees-afp_CNT0000003b1oH.html

 

Tu m’as demandé de parler de l’été

Tu m’as demandé de parler de l’été

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Tu m’as demandé de parler de l’été…

J’eusse aimé te parler de l’enfance, de ces cent cigales emportées par l’Autan, des cieux immenses de la mémoire.

Mais mon été a froid.

Il frissonne devant un monde où des maîtresses reçoivent des coups de poignard dans leur peau douce en guise de ronde de fin d’année.

Il titube en sachant que des enfants tendres sont enlevés et torturés par leurs frères ennemis, de part et d’autre d’un Mur qui depuis longtemps vacille.

Il s’effondre quand je lis que des hommes se cousent des bombes sous la chair pour faire exploser des avions plein de femmes enceintes et de cris d’enfants joyeux.

Il hurle en silence en voyant l’inertie des puissants devant les ventres affamés des foules de plus en plus indigentes, sans parler de la Terre que nous dépouillons de concert.

Tu m’as demandé de te parler de l’été.

Le mien sera de glace.

J’ai acheté une glacière au bazar à deux euros et voulais aller vendre des bouteilles le long de Garonne, comme le font tous ces gens à Paris. Mais j’ai lu que c’était interdit.

J’ai imprimé mes poèmes et voulais aller les déclamer sous des kiosques en tendant un chapeau et mes sourires. Mais j’ai lu que c’était interdit.

J’ai cherché mes livres d’histoires et voulais les conter aux enfants dans les squares pour récolter trois sous et des rires. Mais j’ai lu que c’était interdit.

J’ai demandé au docteur de prescrire une cure à mon enfant qui tousse et à moi qui ne peux plus marcher. Mais la sécu ne rembourse les trajets et ne donne une aide au logement qu’aux très pauvres et je ne le suis que peu, juste assez pour que mon découvert se creuse comme une rivière asséchée. Et je vois que la cure nous sera interdite, car avec deux loyers de retard on ne prend pas de location, ni en montagne, ni au camping, ni à la mer. Alors mon enfant toussera à la rentrée et je boiterai encore.

Tu m’as demandé de te parler de l’été.

Le mien sera de plomb, attaché à la ville dont je ne sortirai pas, et il faudra déployer tous les trésors de l’imaginaire pour en faire une fête. Oh, je sais déjà qu’en l’absence de fiston, qui, grâce à dieu et à son père qui, s’il ne paye pas de pension depuis quatre ans, le prend au moins en vacances, je mangerai froid, irai dans les bibliothèques, écrirai un peu, et ferai contre mauvaise fortune bon cœur.

Il faudra comme chaque année depuis dix ans jouer à découvrir ma vie : me lever et déjeuner sur la terrasse aux tourterelles en bénissant cette aube neuve, et ces platanes de la Place Pinel qui frémissent en murmurant.

Me doucher longuement avec quelque huile parfumée, comme si ce massage m’était offert par quelque main experte, avant d’aller nager dans la belle piscine municipale avant que les hordes de gamins ne s’y jettent, m’imaginant en thalasso à Bandol, seule dans l’eau pure et miroitante.

Puis marcher dans les allées de ces parcs en respirant comme en forêt, y rêver de cerceaux et de billes, avant de plonger dans l’obscurité des musées et d’en lire les cent toiles.

Le soir, j’irai à tous les concerts gratuits ; à moi les orgues et trompettes, et puis tant de musettes.

Tu m’as demandé de parler de l’été.

Le mien rêvera de rivages. Des golfes infinis de ces mers couleur monoï,  des couleurs ocre de la Toscane où mille cyprès s’élèvent, de sous-bois parfumés et de landes violettes. Mon été arpentera les falaises de craie, mon été se tiendra devant les chutes du Niagara, mon été entendra un gospel dans cette petite église du Bayou, mon été sera flamenco. Mon été aura une odeur de sardines, et puis de feu de bois, quand sur cette plage infinie d’où partent des navires on dansera jusqu’au matin.

Mon été sera celui des « Dernières vacances », et comme Odile Versois je me réfugierai en rêve dans un pigeonnier pour échanger des premiers baisers maladroits ; mon été sera celui d’Isabelle Huppert dans « Villa Amalia », je me délesterai de tout ce qui m’englue et partirai, en robe de cotonnade légère, déguster l’inconnu ; mon été sera « La Baule-les Pins », j’y vivrai de roses trémières et de vagues, toute embuée de soleil.

Quand mon fils rentrera je lui ferai ses salades à défaut de lui en raconter, et puis nous irons chez mes parents et à notre « campagne », pourquoi donc me plains-je quand il y a cette datcha cernée de vallons et d’herbages, et la piscine au milieu des bois ?

Parce que j’eusse aimé avancer, enfin, vers de nouveaux rivages, et offrir la Californie à mon enfant, à défaut de cette Montagne Noire, même si je l’aime tant…

Tu m’as demandé de te parler de l’été.

Alors je t’offrirai, pour t’embrasser, notre occitane Louisa Paulin :

La cançon del silenci.

 Vèni, ausirem, anuèit, la Cançon del silenci,

 la cançon que comença,

 quand s’escantís, la nuèit, lo cant del rossinhòl ;

 la cançon que s’ausís al doç cresc de l’erbeta,

 la cançon de l’aigueta

 que se pausa, un moment, al rebat d’un ramèl ;

 la cançon de la branca

 que fernís e que dança

 desliurada del pes amorós d’un ausèl ;

 la secreta conçon breçant l’ombra blavenca

 del lir còrfondut de promessa maienca,

 qu’espèra, per florir, un signe del azur.

 La chanson du silence.

 Viens, nous entendrons, ce soir, la Chanson du silence,

 la chanson qui commence,

 quand s’achève, la nuit, le chant du rossignol ;

 la chanson qu’on entend à la douce croissance de l’herbe,

 la chanson de l’eau vive

 qui se repose, un moment, au reflet d’un rameau ;

 la chanson de la branche

 qui frissonne et qui danse

 délivrée du poids amoureux d’un oiseau ;

 la secrète chanson berçant l’ombre bleuâtre

 du lis défaillant de promesse printanière,

 qui attend, pour fleurir, un signe de l’azur.

 

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/07/05/2540854_je-n-aime-pas-hollandais.html

 (article repris dans un Monde d’août 2009 et dans ce blog:

http://alain.laurent-faucon.over-blog.com/article-34731185.html )

Je n’aime pas les Hollandais

Je n’aime pas les Hollandais, trop blonds, trop grands, trop beaux. Et surtout, trop nombreux. Chaque année, c’est pareil, leur grande armada débarque, dès juin, et nous offre le spectacle de leurs nonchalances touristiques.

Ils sont partout. Sur les places et dans les églises, ne se taisant même pas pendant la messe. Au café et au restaurant. Dans les musées. Même le Lidl n’est pas épargné.

Bien sûr, je me dis que j’ai de la chance. Moi, la cathédrale de « my little town », je la vois tous les jours, de même que mes ruelles médiévales et mes collines. Je n’ai pas besoin de faire 1500 kilomètres pour me dorer au soleil dès le printemps, je vis dans un lieu chargé d’histoire, et je peux manger du foie gras (Lidl) à volonté !

Mais ces grandes invasions me renvoient bien douloureusement à mon immobilisme, à ma morte saison, à mon non-départ, en terre gasconne, enchaînée telle vilaine à son seigneur à mes indigences et à ce tourisme de proximité obligatoire qui est mon pain quotidien.

Oh ! comme j’aurais aimé, cette année, mettre le cap au nord, voir les champs de tulipes, même défleuris, arracher l’autre oreille de Vincent et m’illuminer d’ors flamands …

Ou, plus encore, descendre vers d’autres suds, plus lointains encore, ne serait-ce que vers ma mare nostrum, respirer l’odeur d’un vieux port et des salines, manger une glace en regardant la lumière du phare et rentrer à pas lents vers un petit patio bordé de lauriers-roses ! …

Mais je suis punie, en QHS de hautes terres, mon bracelet électronique en forme de soucis financiers m’interdit de sortir du périmètre de ma région, ma petite clochette de lépreuse sociale fait de moi une enfant des cités d’une nouvelle race, celle des sans-le-sou même s’ils en gagnent, celle des bannis des vacances.

Alors, pour me donner une contenance, je me maquille beaucoup et je joue les Françaises typiques, je lis un livre à la terrasse de mon café préféré et je m’en vais bronzer mon chagrin sur les berges de mon fleuve jaune, pas le Yangtsé, l’autre, le Gers …

 Enfin, rêvons un peu…

http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/reforme-grandes-vacances_b_2769627.html

C’est d’abord cette perspective d’infini. Ce goût de la liberté. Cette antichambre du paradis. Souvenez-vous. Nous vidions les encriers pleins d’encre violette, recevions nos prix, promettions de nous écrire une carte.

Et puis nous rentrions, nos semelles de vents pleines de rêves, en sandalettes et robes d’été, pour affronter ces deux mois de liberté.

Les grandes vacances. Cette particularité française, aussi indispensable à la vie de la nation que la baguette ou le droit de grève. Les grandes vacances, celles qui d’un coup d’un seul amènent les Ch’tis jusqu’à Narbonne et font monter la Corrèze à Paris. Ces deux mois-là nous permettaient de vivre notre enfance. Jamais, jamais je n’oublierai la douceur de ces étés interminables. Chez moi, fille d’enseignant, ils avaient mille couleurs.

Le petit jardinet d’Albi et ses pommiers abritait la balançoire, le sureau et nos jeux innocents. L’impitoyable soleil estival jaunissait la pelouse et faisait mûrir les pommes, tandis que papa nous amenait à la piscine municipale.

Mais surtout, nous allions aux Rochers . Notre maison de campagne, celle que mes parents avaient achetée pour une bouchée de pain dans les années soixante, et où passaient les cousins et amis, au gré de longues soirées emplies de grillons et de fêtes. Il me faudrait mille ans pour raconter les orties et les mûres, les bâtons frappant l’herbe sèche des sentiers et le clapotis du ruisseau.

Parfois, nous descendions au village, et les adultes alors s’installaient à l’ombre des platanes au café de la place. Nous prenions des pastis et des Orangina, et au retour nous achetions ce bon pain de campagne au parfum d’autrefois. Un soir, sous les tilleuls, j’ai écouté Daniel Guichard qui parlait d’une Anna.

Les grandes vacances, nous les passions dehors, à cueillir des étoiles et à planter des rêves.

Parfois, nous partions à la mer. Il fallait la voir, la petite route qui quittait les plaines pour affronter les ravines, et puis soudain, au détour d’un causse, les cigales nous attendaient et nous guidaient vers la grande bleue. À Saint-Chinian, mon père achetait des bouteilles, et nous enfilions les maillots au crochet fabriqués par mamie.

C’est au café de la plage que j’ai entendu Julien Clerc chanter la Californie.

L’été avançait, nous brunissions, mes frères avaient les jambes griffés de ronces et moi les yeux rougis, à force de lire les Alice et les Club des cinq. Ma marraine de Hollande arrivait en train, et son époux, Camillo, faisait la vaisselle après les immenses tablées des cousinades. Il nous construisait des moulins sur les pierres du ruisseau, et je voyais en lui que l’homme parfois peut respecter la femme.

Nous comptions les semaines. La ligne de partage du temps, étrangement, n’était pas la fin juillet, non, plutôt la mi-août. Car mon père annonçait toujours, sentencieusement, que l’été est fini au quinze août, et c’est vrai que souvent le temps s’alourdissait vers cette période, comme si le ciel, imperceptiblement, prenait des tons d’automne.

Mais nous n’en avions cure, car souvent, nous avions déserté l’Hexagone pour franchir la ligne bleue des Vosges. Ma mère rentrait au pays et nous amenait outre-Rhin, et nous partions, au gré des routes de France, couchés dans la 404 de papa, buvant un chocolat à Limoges et reconnaissant ensuite, à la nuit, les phares blancs des automobilistes allemands. Parfois, nous prenions le train, le Capitole, qui, aussi interminable que l’été, serpentait entre les campagnes françaises. Je me souviens des Aubrais, et puis de ces premiers trajets en métro entre Austerlitz et Gare du Nord. Au retour, la France, étrangement, nous semblait sale et étriquée.

C’est que nos étés rhénans aussi avaient un goût d’immense. Le jardin de mes grands-parents allemands, empli de groseilles, rivalisait d’attrait avec les longues promenades au bord du Rhin. Souvent, j’entendais Camillo chanter Sag warum….

À notre retour, les pommes étaient tombées et les mûres envahissaient le sentier. Il fallait faire tomber le sable des valises, ranger les tongues et remettre des socquettes. Le cartable attendait, et nos maîtresses aussi.

Mes étés adolescents s’étirèrent, eux aussi, entre ennui et espérances. Toujours, je me sentais en marge. Je me souviens de cette soirée de quatorze juillet où j’entendais, au loin, quelque fête. Trop pleutre pour désobéir au couvre-feu familial, je m’y rêvais un jour. Sans oser franchir la porte. Un peu comme dans ce superbe film avec Odile Versois, Dernières Vacances…Là aussi, des adolescents vivent dans le no man’s land de cette vie suspendue, et leur été s’étire, entre interdits et fanfaronnades.

Mais les grandes vacances, c’est aussi cela: oser s’ennuyer, savoir attendre, aimer espérer. Je suis devenue prof. Oh, pas par vocation, non, loin de là. Mais souvent je me dis que ces grandes vacances sont réellement, avec, bien entendu, nos satisfactions pédagogiques, ce qu’il y a de mieux dans le métier.

Car même si je ne suis plus partie en vacances depuis bien longtemps-mais c’est une autre histoire-, je retrouve ainsi, chaque année, cet interminable temps suspendu qui fait de moi un être libre.

Ces grandes vacances demeurent en effet l’espace des possibles. On s’y sent démiurge, créateur de mondes, inventeur. Bien sûr, souvent, on se contentera d’aller voir des amis ou de camper en Ardèche. Mais pour nous, les profs, qui avons souvent une autre vie parallèle de chercheurs ou d’écrivains du dimanche, ces deux mois sont une respiration. Enfin, notre schizophrénie trouve un peu de place pour libérer le poète ou le musicien qui s’étiole au fil de l’année scolaire.

Et puis autrefois, dans ces temps d’avant-crise, les enseignants, c’est vrai, en profitaient, de ces longs congés… À eux les fjords de Norvège ou les langoustes de Cuba, quand le Français lambda allait simplement passer une semaine à Saint-Malo.

Aujourd’hui, le prof ne part presque plus. Il tente de survivre, tout simplement, comme tout le monde, il a droit aux chèques vacances, il tente une inscription dans un camping mutualiste, ou encore il accompagne des enfants en camps ou en colos. Mais il sait aussi que, la plupart du temps, ces grandes vacances lui appartiennent, comme lorsqu’il était enfant.

Lui aussi, le dernier jour de classe, il jette au feu ses livres et ses cahiers mais pas son ordi portable, faut pas pousser mémé dans les orties, non plus! Lui aussi, il rêve, assis au bord de la rivière, ou marchant le long des grèves, à ce qu’il n’a pas encore accompli…Le demandera-t-il, ce poste à l’étranger, qui lui permettrait enfin de voyager un peu? Le tentera-t-il, ce concours de chef d’établissement, qui lui permettrait de mettre un peu d’argent de côté? Souvent, il prépare l’agreg, et les livres du programme sont de la partie, entre anisette et marché de Provence.

L’été est fini au quinze août, et c’est à cette période-là que commencent ses cauchemars de rentrée. Il rêve aux élèves, il rêve qu’il a perdu ses clefs, son code de photocopie, ses sujets de bac.

Comme les enfants, il va flâner dans les librairies et se choisir un nouvel agenda.

Dans lequel il se dépêche de marquer au surligneur…les dates des vacances!

Et puis la veille de la rentrée, fébrile, il prépare son cartable, et songe avec nostalgie à ces deux mois interminables qui, pourtant, ont filé comme l’éclair.

Monsieur le Ministre, nous avons tant de choses à vous demander. En vrac, des augmentations, de vrais bureaux, des postes fixes, des classes moins chargées, des remplaçants compétents, des livres, des ordinateurs, de l’argent pour des voyages, des locaux corrects et sécurisés, des assistants d’éducations, des AVSI, des assistants de langues, des labos de langues, des CDI bien achalandés…Alors on va faire un deal: commencez par accéder à toutes nos requêtes, et ensuite, nous reparlerons éventuellement de cette histoire de grandes vacances.

Mais moi je dis: touche pas à mon été! Sinon, je gage que nombre de collègues en profiteront pour faire l’école buissonnière et prendre la poudre d’escampette vers des métiers qui seraient plus valorisants…Sinon, je gage que les attraits de la profession, déjà si vilipendée, perdraient encore de leur valeur. Nos grandes vacances, c’est un peu la Grande Illusion mâtinée de Grande Vadrouille, c’est un peu nos Grandes espérances et nos Grandes Orgues: nos grandes vacances font la grandeur de notre métier.

L’été est fini au quinze août
Bribes de sagesse estivale
Sable suitant de valises fânées
Biscuits écrasés dans sac tout usé
L’été est fini au quinze août
Les feuilles bariolées tombent des marroniers
Les hirondelles ont déjà le feu aux plumes
Et les champignons se bousculent au portillon des sous-bois
Piétinnés par randonneurs de panurge
La mer soudain respire à pleins poumons
Les plages souillées vont se refaire une santé
Châteaux de sable défenestrés et parasols rouillés
Cimetières de cris d’enfants de glaces fondues et de chairs exposées
L’été est fini au quinze août
On remballe
On plie
Plus rien à voir messieurs dames
Et surtout épargnez nous le vague à l’âme
C’est pas grave s’il n’a pas fait beau
Têve de flots bleus
Et de tentes ensardinnées
La pétanque sonne creux
Le pastis est noyé
Les mouettes toutes folles se pavanent en reines
Les feux d’artifice ont les pétards mouillés
L’été est fini au quinze août
Mais voilà les retardataires
Les traîne les pieds les réfractaires
Ceux qui vont goûter aux restes
Aux plages immenses et silencieuses
Aux sentes douces et lumineuses
Premières pluies odeurs de pommes
Vins renouveau
Poires éclatées
Prairies humides parfums d’automne
Vagues nouvelles coeurs désablés
Il reste toujours une petite place
Pour ceux qui n’aiment pas palaces
Et qui soudain prennent la route
L’anti chemin des écoliers
A eux les silences et les aubes
Lorsque la montagne s’est refait une beauté
Quand l’océan en majesté s’offre en écrin d’éclat saphir
Et qu’au loin crient les oies sauvages
Si tu m’entends sur ce passage
N’oublie pas de me laisser message
Je ne suis pas encore partie
Mon sac est prêt ma peau laiteuse
Aimerait près de toi se mordorer
Aux tendres lueurs d’un couchant apaisé.

Dear Time Magazine

Dear Time Magazine,

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A full cover. A friendly face. Millions of people will see and read your sentences about Marine le Pen and the Front National.

Thank you, dear Time Magazine. Really, thanks for making such an incredible publicity to such a dangerous person. To such a dangerous party.

You say that this political party could be compared to the american Tea Party. You seems to consider that Marine le Pen could be an usual, banal, normal leader.

Thanks for this brilliant conclusion.

I’m sure that the young norwegian victims from Anders Breivik would have appreciate your way to describe our little frenchie Iron Lady: you know, Breivik’s ideas are so close to Madame le Pen’s war against Muslim power in Europe…

http://www.huffingtonpost.com/2012/07/22/anders-behring-breivik-attacks-norway-massacre-anniversary_n_1692813.html

Yes, I agree with you, we have not to ask us if the Front National is dangerous, and I sure that the many turkish victims of german neo Nazis could have share your these: burning houses with lots of Turkish and black children is not a crime, it’s just …

http://en.wikipedia.org/wiki/Solingen_arson_attack_of_1993

Yes, in fact, how do you call this?

And how do you call “Shoah”, in english? Oh, yeap, I remember, I think you say “Holocaust”, isn’t it? This old european story, a few million people burning and dying and a man, a certain Hitler, such a respectable politician, full of legality and proud to be the Führer of a new world order, on this 30 January 1933…

You think I’m crazy? You think I’m dreaming? You think I’m just a german teacher and not a journalist or essayist, not able to give a sense to history and politics?

Perhaps you’re wright. And perhaps it’s true, that certain liberal ideas from Marine le Pen about Europe, about health care reform or ecology can be compared to the program from the Tea Party.

But in France, you know, two years ago, in my “pink city” Toulouse, a man shout jewish kids down, in their jewish school, just because they were jewish. A few years ago, a yong man called Ilan Halimi was tortured weeks along, before being murdered and burned. Just because he was jewish. But in France, last autumn, a man called Dieudonné, pretending he was an humorist, invented a new way to say “hi”, making a inversed nazi salutation with this arm, called “quenelle”. In all his shows, this man made a joke about the “Shoah”, singing “Shoah- ananas”, as if the holocaust could be a funky fucking good song and joke about fruits.

http://www.veteranstoday.com/2014/01/04/the-courage-of-the-quenelle/

I don’t know if you know that Marine le Pen’s father, Jean-Marie le Pen, often made this sort of jokes about the holocaust.

http://mondediplo.com/1998/05/08igou

I don’t know if you know that Marine le Pen herself often speaks and laugh with persons of the neo nazi circles.

http://forum.doctissimo.fr/viepratique/politique/compagnie-skinheads-neonazis-sujet_11432_1.htm

 

Dear Time Magazine, I always learned and thought that YOU were one of the best, brilliant, neutral, impartial, respectable and intelligent newspaper of the world.

Today I’m sad, I feel upset and I ask you to apologize for your apology of non-sense.

 

Sabine Aussenac.

http://www.best-poems.net/editors/1293

http://www.amazon.fr/Sabine-Aussenac/e/B00K0ILDZS/ref=ntt_athr_dp_pel_1

Par l’union, il brisera toutes les attaques…Adieu à Dominique Baudis

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Par l’union, il brisera toutes les attaques…Adieu à Dominique Baudis

Quand j’ai lu les avis dans le Carnet du Monde, j’ai compris que je ne pourrais vous dire au-revoir. Car aujourd’hui, je suis dans votre Ville Rose, quand un hommage vous sera rendu aux Invalides, tandis que demain, lorsque votre ville vous pleurera, je serai, exceptionnellement, à Paris…

Ces quelques mots pour vous assurer, Dominique, de mon profond respect et de ma gratitude. La France perd un Juste, et Toulouse l’un de ses pères bienfaiteurs.

Savez-vous que nous avons été en opposition politique, lorsque, jeune étudiante, on m’avait demandé d’occuper la fin de la toute première liste verte, il y a mille ans, quand notre score a été si ridicule que nous, modestes militants de la première heure, avons été obligés de rembourser la campagne ? La petite étudiante rêveuse, qui ne connaissait de la politique que les cartes de vœux du RPR que son Conseiller Général de père l’obligeait à mettre sous enveloppe en famille s’était émancipée, portant des Birkenstocks bien avant l’heure et achetant des graines de sésame au Marché du Capitole à la sortie de Fermat…Mon hypokhâgne ratée, pleine de lectures de Kerouac et de rêves américains, ressembla bien peu à votre brillant parcours étudiant, mais quelque part, déjà, nous avions les mêmes ambitions : changer la vie, ou peut-être même transformer le monde…

C’est que votre regard, toujours, a su voir au-delà de Garonne les méandres de l’Histoire. Vous aimiez les hommes, leur passé, leur avenir, vous aimiez aussi nous dire le monde. Vos activités de grand reporter ont, tout naturellement, convergé vers la fenêtre du petit écran lorsque, au gré des JT, vous donniez aux Français des nouvelles de notre terre. C’est qu’elle vous était précieuse, notre planète, et vous l’aimiez, de ces terres méditerranéennes que vous avez su magnifier lors de votre présence à l’Institut du Monde Arabe jusqu’à vos engagements européens…Oui, le Cèdre du Liban a été comme un emblème de tous vos chiasmes et métissages, car comme lui vous avez, toujours, défendu la paix et la conscience.

C’est Toulouse qui a, avant vos futurs engagements,  profité la première de vos clairvoyances. Quelle différence entre la modeste bourgade presque ensommeillée que j’ai découverte en arrivant de ma campagne tarnaise et la métropole européenne qui rutile de mille feux, quand non seulement le soleil berce le clocher de St Sernin en rougeoyant sur la brique, mais fait miroiter les ailes de nos avions et fusées…Vous avez su, Dominique, participer à cette naissance, et faire de Toulouse l’Occitane une capitale européenne. Vous avez fait, pour notre ville, l’habile transition entre tradition et modernité, et la Croix du Capitole se souvient de la liesse des soirs d’élection…Les petits quartiers sont aujourd’hui toujours là, Toulouse reste un grand village, avec ses marchés de plein vent, ses tilleuls qui embaument autour de St Sernin et la faconde de ses habitants ; mais on y parle à présent aussi, au-delà des annonces en occitan dans le métro, la langue du futur.

L’homme parfois est faible, ingrat et lâche. Mais comme Calas l’avait fait en son temps, vous n’avez pas, lorsque la vindicte populaire vous a jeté aux lions, courbé l’échine, car vous saviez que la vérité éclaterait. J’ai eu honte pour ma ville lorsque je l’ai vue vous maltraiter, et je vous sais gré d’avoir su pardonner aux Toulousains leur manque de foi. C’est justement au cœur des injustices que Nicolas Sarkozy a placé, en vous, sa confiance, vous nommant premier Défenseur des Droits. Merci, Dominique, de votre lucidité, et de vos courages.

Parfois, j’ai quémandé votre aide, et toujours vous m’avez répondu. Perdue dans la terre lointaine d’Auvergne, je me souviens vous avoir sollicité pour un appui en vue d’une mutation, tant ma Ville Rose me manquait…Récemment, je n’oublie pas vos courriers dans cette douloureuse affaire internationale de pension alimentaire qu’un ex-conjoint allemand me doit, lorsque vous avez fait intervenir Madame la Défenseur des Droits des enfants…

Nous, Toulousains, sommes aujourd’hui quelque peu orphelins. Les « Motivés », les écolos, les partisans de Pierre Cohen et ceux de Jean-Luc Moudenc, ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas, nous sommes tous unis dans un dernier hommage.

Vous allez nous manquer. Permettez-moi de lancer sur Garonne quelques fleurs de corail que le soleil arrose, en mémoire de vous.

 

« Un cèdre toujours vert, c’est un peuple toujours jeune en dépit d’un passé cruel. Quoiqu’opprimé, jamais conquis, le cèdre est son signe de ralliement. Par l’union, il brisera toutes les attaques ».

( Proclamation du Grand Liban, 1920)

De heili heilo à Jobi Joba…

De heili heilo à Jobi Joba

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Tiens, c’est amusant, ce départ d’un ex prof d’allemand et l’arrivée d’un natif de Barcelona à Matignon, vous ne trouvez pas ?

J’y vois, moi, une excellente métaphore de la situation de l’enseignement de l’allemand dans notre belle France…

Oui, l’Espagne et l’enseignement de l’espagnol ont bien toujours le vent en poupe, comme l’anglais –what else ?- et les langues dites émergentes (car des parents d’élèves s’imaginent encore que leurs têtes blondes vont réussir à maîtriser le mandarin en quelques années, quand certains peinent à écrire leur propre nom -du vécu !!- et ne maîtrisent déjà plus l’écriture cursive – alors les idéogrammes, je vous laisse imaginer…)

Les classes de mes collègues hispanisants sont toujours remplies ; et c’est vrai que c’est sympa, cool, fun, d’apprendre cette langue latine dont les sonorités nous semblent si familières, et puis le soleil, la salsa, etc…Je vous épargne les clichés !

Nous, par contre, en allemand, c’est le désert des Tartares. Les profs d’allemand sont devenus des has been, véritables boloss de l’Éducation Nationale. Tiens, c’est simple, dans notre immense académie de Toulouse, à la rentrée 2014, AUCUN poste au « mouvement » ; dans certains départements, et pas seulement dans le Sud-Ouest, aucune école primaire ne propose l’enseignement de l’allemand ; j’ai personnellement un statut de remplaçante depuis des années, malgré ma réussite au CAPES en 1984…

Nos classes ressemblent à des rassemblements de clandestins sous quelque dictature…Nous sommes les disciples de la dernière chance, les résistants, nous sommes la mémoire d’un grand peuple qui, autrefois, existait : les élèves qui faisaient de l’allemand, les germanistes. Souvenez-vous : de cette époque où l’allemand était enseigné dès la sixième, et où les germanistes rayonnaient de leur réputation de « bons élèves »…De ces trente glorieuses des jumelages, de ces images d’archives d’Adenauer et du Général applaudis à Reims ou à Berlin, de votre petite « corres » si blonde et si délurée…

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Oui, hier, en voyant la valse de nos dirigeants, je n’ai pu m’empêcher d’y lire un symbole…

Pourtant, non, nos cours ne sont pas soporifiques comme un discours de notre ex Premier Ministre ! Je vous assure, les méthodes ont évolué depuis Rolf et Gisela, nous aussi, nous utilisons autre chose que des magnétos à bande, et nous savons même naviguer sur l’ENT ! Non, non et non, nous ne parlons pas des heures sur un ton monocorde, au contraire, nous faisons faire des activités aussi variées que celles de nos collègues d’espagnol, même si, c’est vrai, nos manuels –les livres, hein, pas Valls (elle était fastoche)- parlent de façon un peu répétitive de la chute du Mur, des immigrés de Berlin et des discours du Moustachu…

Pourtant, non, nous ne faisons pas aux élèves et à leurs parents des promesses que nous ne tiendrons pas, comme un certain ex prof d’allemand sus cité…Quand même des orthophonistes recommandent l’apprentissage de la langue de Goethe aux élèves en difficulté –pour l’ordre de la syntaxe, pour la logique de la langue…-, quand toutes les grandes entreprises et même PME recrutent à tout va des candidats germanistes, quand il suffit à un étudiant de franchir la ligne Maginot des préjugés, et surtout le Rhin, pour d’un claquement de doigts décrocher un CDI en terre teutonne, c’est du solide, et pas de la promesse électorale !

http://www.connexion-emploi.com/fr/offers

Mais bien sûr, l’Espagne attire le chaland, elle claque des doigts comme une danseuse de flamenco, et quand on voit notre nouveau Premier Ministre –que je salue respectueusement, et dont j’ai réellement apprécié le magnifique discours de tolérance et d’humanisme qu’il nous a tenu récemment dans la Ville Rose, lorsque j’ai eu la chance d’être conviée au dîner du CRIF organisé peu de temps avant la commémoration des meurtres de la Bête…-, on ne peut s’empêcher d’admirer son dynamisme…Oui, cet homme né de l’autre côté des Pyrénées a le sang bouillant des Ibères, oui, il va, je n’en doute pas un instant, mener sa barque avec une autre poigne, oui, il va se jeter dans l’arène, et c’est bien l’Espagne qui pointe un peu sa corne à Matignon, comme le chantait notre Claude.

Faisons amende honorable et reconnaissons à nos collègues hispanisants que leurs cours peuvent, de la même façon, attirer nos élèves. Mais je voudrais ce jour rétablir la vérité : nos cours d’allemand peuvent être aussi gouleyants qu’une chanson gitane, aussi intéressants qu’un voyage en Argentine, aussi riches de sens qu’une expo de Dali ! Nous avons les Prinzen, et puis les îles de la Baltique, les Alpes, et Berlin !!! L’allemand reste aussi la deuxième langue du marché international et d’internet…

Françaises, Français, ne jetez pas l’ancien Premier Ministre avec l’eau du Rhin !

Élève, si t’es malin, viens à Berlin ! Car comme le dit une affiche : Allemagnifique !

PS : Manuel, te quiero !

http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/tourisme-allemagne_b_3168676.html

Toulousain, souviens-toi !

 

 

Toulousain, souviens-toi !

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Toulousain, souviens-toi !

Souviens-toi de ce 19 août 1944, quand ta Ville Rose a été libérée du joug de l’Occupant nazi. Souviens-toi du ciel bleu et de ta France aux yeux de tourterelle, au sol semé de héros. Car ils s’étaient levés, les Forain-FrançoisVerdier, les Alain Savary, pour dire non à l’ogre brun, celui qui dévorait nos enfants juifs déportés vers les Camps.

Toulousain, souviens-toi !

Souviens-toi de ta ville qui, au fil des siècles, ouverte comme une paume aux souffles de la mer, a su, passerelle entre les peuples et les civilisations, se dresser contre le mal et les obscurantismes. Dame Carcasse et toutes les Esclarmonde ont lutté, depuis leurs remparts, contre les contempteurs de cathares, et tu étais là, toi, Toulousain, pour dire ce qui, alors, te semblait juste. Plus tard Jean Calas criera son innocence, et ta brique rose tremble encore de l’injustice et des procès.

Toulousain, souviens-toi !

Souviens-toi de ta culture, de l’audace et du chant doublement habitée ! Toi, dont la ville a accueilli la première Académie, l’Académie des Jeux floraux, dans cette terre d’Oc riche de nos troubadours et de l’inaliénable Aliénor. Toi que Garonne a bercé de ses ondulations de femme libre, toi qui sait aller, grâce à Riquet, des effluves océanes jusqu’aux garrigues aux cent cigales, le long du Canal aux eaux vertes que Pagnol a si bien chantées, toi dont l’histoire mûrit au soleil de la diversité, souviens-toi que tu es un homme libre.

Toulousain, souviens-toi !

Souviens-toi que l’on vient de loin saluer dans ta ville tes audaces, tes richesses, tes intelligences, quand les grands avions volent vers l’avenir et que le peuple est habile à ces travaux qui font les jours émerveillés…Toulousain, ta patrie c’est Airbus, c’est ce partage entre les nations, quand l’Europe s’unit pour oublier les armes, c’est cette ville arc-en-ciel, aux couleurs du partage, ce témoin qu’il ne tonnera plus, plus jamais.

Toulousain, souviens-toi !

Souviens-toi qu’il y a deux ans un homme a tiré des enfants juifs et leur père comme des palombes s’envolant dans l’Autan, avant de faire éclater la tête d’une fillette aux boucles bondes qui s’appelait Myriam. Souviens-toi du soudain silence des harpes, quand notre Ville Rose devint blême à nouveau, blême de honte, noire de colère, quand nous fûmes des milliers à dire notre indignation et nos tristesses de voir que la paix avait abandonné à nouveau notre nid ! Souviens-toi que nous sommes tous des juifs toulousains depuis ce 19 mars 2012.

Toulousain, souviens-toi !

Souviens-toi de ta ville fière depuis des siècles, de toutes nos églises et de leurs angélus, des ouvriers d’Espagne accueillis en héros, de cette brique rouge qui sonne les révoltes, de Garonne qui gronde comme un peuple debout.

 

Souviens-toi de cela, le 22 février, lorsque tu auras cette envie d’aller voir Dieudonné.

 

Sabine Aussenac.

 

« Je vous salue ma France »

 

Je vous salue ma France, arrachée aux fantômes !

Ô rendue à la paix ! Vaisseau sauvé des eaux…

Pays qui chante : Orléans, Beaugency, Vendôme !

Cloches, cloches, sonnez l’angélus des oiseaux !

 

Je vous salue, ma France aux yeux de tourterelle,

Jamais trop mon tourment, mon amour jamais trop.

Ma France, mon ancienne et nouvelle querelle,

Sol semé de héros, ciel plein de passereaux…

 

Je vous salue, ma France, où les vents se calmèrent !

Ma France de toujours, que la géographie

Ouvre comme une paume aux souffles de la mer

Pour que l’oiseau du large y vienne et se confie.

 

Je vous salue, ma France, où l’oiseau de passage,

De Lille à Roncevaux, de Brest au Montcenis,

Pour la première fois a fait l’apprentissage

De ce qu’il peut coûter d’abandonner un nid !

 

Patrie également à la colombe ou l’aigle,

De l’audace et du chant doublement habitée !

Je vous salue, ma France, où les blés et les seigles

Mûrissent au soleil de la diversité…

 

Je vous salue, ma France, où le peuple est habile

À ces travaux qui font les jours émerveillés

Et que l’on vient de loin saluer dans sa ville

Paris, mon cœur, trois ans vainement fusillé !

 

Heureuse et forte enfin qui portez pour écharpe

Cet arc-en-ciel témoin qu’il ne tonnera plus,

Liberté dont frémit le silence des harpes,

Ma France d’au-delà le déluge, salut !

 

Louis Aragon, Le Musée Grévin, 1943.

et vous pouvez retrouver l’article, superbement mis en page, sur Tribune Juive:

Toulousain, souviens-toi !