Et si… Happy birthday…!! #Noël #femme

Et si…

 

Il faisait chaud, tellement chaud.

L’éponge imbibée de vinaigre que venait de lui tendre une des soldates n’avait en rien étanché sa soif.

Elle jeta un coup d’œil rapide à sa main droite, sa bague avait été arrachée par le clou… Dommage, eut-elle encore la force de penser, c’est Jeanne qui la lui avait offerte…

Elle se souvint des derniers moments où elles avaient ri, toutes ensemble.

Elles avaient partagé le pain et le vin et même dansé un peu…

Jusqu’à ce que la treizième convive arrive, gâchant un peu l’ambiance. Pierrette n’avait pas voulu croire à cette histoire de reniement. Sacrée Pierrette, tellement solide, tellement fragile, pourtant…

Elle ferma les yeux. Toutes ces années… Tant de souvenirs, et pourtant, ces 33 années étaient passées si vite…

Tout se mêlait dans son esprit, depuis ses disputes avec les marchandes du temple, du haut de son adolescence houleuse, aux belles jarres de vin de Cana, en passant par l’eau lustrale du Jourdain, quand les douces mains de Jeanne l’avaient baptisée…

Elles en avaient parcouru, des chemins, avec ses amies, la courageuse Mathilde, la belle Marcia… Que de fous-rires, aussi, comme lorsqu’elles avaient marché sur l’eau, que de solitudes, pourtant, que de doutes, de tentations, de combats… Sa vie de femme mise au ban, malgré les tendresses de Jean de Magdala, toujours prêt à vouloir la frôler en prétextant quelques lavages de pied…

Marie lui avait aussi si souvent parlé de la première nuit, la nuit de l’étoile… Elle la connaissait par cœur, l’histoire de l’errance à travers Bethléem, de la paille de cette grange, de l’âne et du bœuf, des trois Reines Mages et de leurs encens…

Elle soupira.

Elle aurait aimé rester encore un peu ici-bas, mais elle savait que son temps était compté.

« Mère, mère, pourquoi m’as-tu abandonnée ? » gémit-elle soudain, envahie par une faiblesse somme toute bien humaine…

Soudain, une des deux larronnes se mit à chanter. Une belle mélopée, venue tout droit du pays des dattes et du miel.

Alors, elle aussi se redressa sur sa croix.

L’heure était proche. Elle avait une humanité à sauver. Ce n’était pas le moment de flancher. Elle regarda une dernière fois cette terre qu’elle aimait tant, sourit à Marie, agenouillée devant elle, puis s’abandonna à sa destinée, guidée par l’étoile, comme le jour de sa naissance.

***

 

http://pourainsidire.canalblog.com/archives/2007/10/12/6503528.html

j_sus

De la part d’une truie gauloise, en réponse au texte d’Ivan Rioufol dans la Figaro

 

Qu’un prétendu journaliste employé dans un des plus grands quotidiens de l’hexagone ose mélanger un sursaut masculiniste et un machisme primitif à des relents islamophobes en faisant passer Le Monde pour une Pravda locale à la solde des Khmers rouges ne m’étonne même pas.

Car somme toute, la solidarité masculine n’a pas attendu le scandale Weinstein et la parole féminine –  j’insiste sur cet adjectif, sans avoir écrit « féministe » – ni l’écriture inclusive pour dominer le globe, de tous temps et dans toutes les civilisations, religions, politiques…

Oui, chers mâles blancs, je sais, ça fait mal.

D’ailleurs, étant pour ma part bien moins bornée que mon confrère du Fig, j’irai même jusqu’à écrire « chers mâles du monde entier »…

Oui, parce que quand on connaît les chiffres des violences sexuelles faites aux femmes en Inde, au Maroc ou dans d’autres pays où ne sévit pas le « mâle blanc », il est évident que les accusations de Monsieur Rioufol paraissent ridicules…

Oui, ça fait mal, je sais, de se sentir soudain avili, rabaissé, soumis à l’opprobre de toute une partie de l’humanité, à savoir des femmes ; je ne parle pas seulement des féministes, mais des femmes, de toutes les femmes, solidaires enfin, qui, sororalement, osent (même si mon correcteur d’orthographe me souligne ce mot…), prendre la parole ENSEMBLE.

Donc, le seul fait de dénoncer des actes de harcèlement ferait donc de nous des truies ?

Et alors même que cette parole s’est libérée dans le monde entier, et bien entendu aussi dans les pays arabes, nous, truies de garde, ne mettrions en cause que de vilains mâles blancs ? Ce pauvre Monsieur Rioufol doit décidément vivre en zone blanche, puisqu’il fait mine de pas avoir eu vent du succès mondial du hashtag #balancetonporc…

http://www.slate.fr/story/152684/mouvements-balancetonporc-metoo-exportent

Sachez, cher confère, que ce mouvement n’en est qu’à ses balbutiements. La révolution est en marche, et j’ose espérer que d’autres libérations verront le jour. La langue est, par exemple, en train de se libérer de la gangue masculiniste où l’avaient bâillonnée les savants et les censeurs de l’Académie. Les artistes, un jour, prendront leur vraie place dans la société, car comme le démontrent les chiffres de la SACD et du mouvement www.ousontlesfemmes.org, la parité est loin d’être acquise. La politique a commencé sa mue, les femmes conduisent depuis peu en Arabie saoudite, et, qui sait, peut-être verrons-nous un jour une papesse ?

Je fais comme vous, cher Ivan, je mélange tout, les mâles blancs et les Khmers rouge, les viols de Cologne et les gauloiseries…

Parce que vous avez raison, de l’oïkos du foyer dans lequel le mari bat sa femme comme plâtre avant de la violer, quand il ne l’égorge pas avant d’étouffer aussi leurs enfants, à l’agora du show biz où un gros porc de producteur tout puissant pelote et viole tout pan de chair fraiche passant à sa portée, il n’y a qu’un pas, celui des suprématistes blancs, mais aussi celui des Indiens spécialistes des viols de masse, ou encore des Marocains harcelant une jeune fille handicapée dans l’espace public…

Non, les hommes ne sont pas « tous des porcs », comme vous l’écrivez en vous gaussant de votre propre phrase. Mais il se trouve que pour un film avec Glenn Close décrivant un harcèlement d’une boss envers son employé, il y a des millions de femmes harcelées dans le monde.

Mais il se trouve aussi que partout, depuis la nuit des temps, dans toutes les civilisations, nous, les femmes, avons subi vos dominations, et ce dans tous les domaines.

Pour une Aliénor d’Aquitaine, combien de rois et d’empereurs ? Pour une Pythie, combien de grands prêtres ? Pour une Louise Labé, combiens de poètes ? Et si nous parlions aussi des mutilations sexuelles, des petites filles excisées et infibulées, des femmes girafes, des pieds mutilés des Chinoises ? Et si nous rajoutions la charge mentale permanente et le plafond de verre, et l’inégalité des chances à l’école ?

Oui, cher confrère, la vérité blesse et fait mal. Votre orgueil, vos fiertés de mâles -blancs, noirs, jaunes, rouges…- dominants en prennent un sacré coup. Oui, ils la ramènent moins, soudain, les mâles glorieux qui, levant le coude au bistrot, n’hésitaient à pincer les fesses de la petite serveuse, mais aussi ceux qui, depuis les bancs de l’Assemblée, se vantaient devant les micros ouverts de leurs multiples conquêtes…

Alors au lieu de venir nous servir vos cojones sur un plateau d’argent, mâtinées d’un indigeste et hors-propos gloubi boulga islamophobe qui n’a rien à voir avec la choucroute, mettez un peu votre fierté de côté et venez vous retrousser les manches pour construire, avec les femmes, vos égales, vos semblables, une nouvelle humanité !

Et relisez donc ce texte que j’avais écrit après l’affaire DSK et qui m’avait valu des torrents d’insultes sur Rue 89.

Un matin, le « French lover » disparut. Quelque part, entre la Grande pomme et Paris, comme un vol transatlantique qui soudain disparaîtrait des radars. Pourtant, il avait bonne presse, le French lover. Les femmes se l’arrachaient.

Le French lover, cette indescriptible particularité, cette « delikatesse » à la française, ce parfum subtil, à mi-chemin entre un défilé Dior et la baguette, croisement éternel entre l’Estaque et Les Champs, entre Les Planches et La Croisette. Le French lover, « kéké » des plages ou Président, PDG ou stagiaire, régnait en maître incontesté de ces dames…

C’est qu’on le voyait partout, et ce depuis des siècles. De la Montespan à Mazarine, il avait été de toutes les cours. Il arpentait le globe, sûr de sa superbe, Rolex au poignet et PSG au cœur. Les campings, aussi, et puis les chantiers, et même les commissariats…

« Ici, on baise français. » Et pourtant… Que de souffrances derrière cette appétence toujours renouvelée… C’est que le French lover cachait, en fait, des arrière-cours sordides ; la façade sentait bon les croisées d’hortensias et les apéritifs entre amis : s’y croisaient Brice de Nice et l’Ami Ricoré, au hasard de petits matins volés, de cinq à sept tendance ou de nuits parfumées au Numéro 5.

Mais au fin fond des jardinets ou des caves, derrière les marqueteries et les mondanités, caché par des étals ou des cartons, persistait le souffle rauque des violeurs de province, des maris violents, des oncles graveleux et des grands-pères incestueux.

Car le French lover vivait au pays où l’on n’arrive jamais sans se faire mettre la main aux fesses ou siffler devant un chantier, quand on ne terminait pas abattue comme un lapin devant une gendarmerie ou brûlée vive.

Oui : le French lover, avouons-le, ne pensait qu’au Q, au sien, à celui de sa femme, à ceux de toutes les femmes, et, si possible, sans entrave aucune.

Vous allez dire qu’encore une fois, je mélange tout, le machisme, les femmes battues et assassinées, le viol, l’inceste, la drague… Mais tout est lié, tout s’enchaîne, de ces cours de maternelle où des « grands » miment des actes sexuels aux fellations que l’on subit dans des cours de collège (mon propre fils, en CM1 dans une école catho tout ce qu’il y a de prude, est revenu il y a quelques années en me parlant du « Bâton de berger », explicité par l’instit elle-même. « Mais maman, tu ne connais pas la sodomie ? » Vous m’excuserez, ce n’est pas ma vision de « l’éducation sexuelle »…), des tournantes et des vitriolages des cités à la prostitution de luxe, des pervers narcissiques devenus monnaie courante aux blagues sordides que l’on se raconte à la machine à café ou dans les mariages, entre deux « Danse des canards ».

Car le French lover se confond avec « La Danse des connards », avec tous ces types franchouillards qui se baladent, sans arrêt, avec une bite à la place du cerveau, qu’ils soient dans un Sofitel ou au Aldi, à la plage ou sur un stade, au concert ou au bureau. (Voir le sketch de « La Drague » de Guy Bedos et Sophie Daumier)

David Vincent les a vus, ces envahisseurs à la quéquette volante, et moi aussi : ce sont les Français. Persuadés d’être les meilleurs amants du monde et les rois de la baise. Leur slogan ?

« Nous sommes tous des Rocco Siffredi. »

Et nous, les femmes, nous sommes leur joujou, leur bijou, leur doudou. On a l’impression qu’ils en sont tous encore au stade de l’oralité : ils mettent tout à la bouche, et leurs doigts dans toutes les prises.

Alors voilà : l’un d’entre eux, là, il y a quelques jours, a pris le jus. C’était couru d’avance. Et qu’il y ait eu court-circuit ou pas – l’Histoire nous le dira – le fait est là : le French lover a été pris la main dans le sac.

Alors on pourra crier, tempêter, s’énerver, pester contre les NY Cops que l’on adulait pourtant la veille dans « Les Experts » ou « NYPD Blues », on pourra se gausser du puritanisme US à grands coup d’anti-américanisme primaire et ourdir toutes les théories du complot que l’on veut – les forums sur le net sont EDIFIANTS de débilité à ce sujet… –, ce scandale politico-médiatique fera date pour les femmes de tous les pays.

Car le French lover en a pris pour son grade. Si tout cela n’est effectivement qu’une terrible méprise et/ou une affabulation, nous retiendrons que le moment est venu pour le monde de reconnaître la parole des femmes.

Femmes violées d’Afrique, femmes lapidées d’Afghanistan, femmes humiliées d’Europe, femmes asservies de France, emprisonnées, torturées, ennuyées, harcelées, femmes-objets, femmes souffre-douleur, relevez-vous : DSK vous a libérées.

Le French lover est mort. Il a disparu, remplacé par l’air hagard d’une présomption d’innocence qui semble malgré tout bien affectée.

Vive notre liberté. Vive les femmes. Vive l’amour. Et que naisse, enfin, le respect. Que l’on puisse enfin porter des jupes en banlieue et rentrer seule du cinéma, que nos enfants apprennent enfin que le sexe se vit à deux, et, si possible, pas avant un certain âge, ni attachée dans de grandes salles sombres pleines de bruit et de fureur et/ou vissé derrière un écran tout collant. C’est pas mal, un lit, pour faire l’amour. Entre personnes consentantes, et si possible post-pubères. Qu’advienne l’égalité des chances, l’égalité des sexes.

 

J’avais tort…Il a fallu attendre l’affaire Weinstein pour enfin libérer la parole.

Mais gageons que malgré des discours franchouillards et gaulois de pseudo journalistes réactionnaires, les femmes sont bel et bien en marche…

 

Une dernière chose : pour aller plus loin, n’hésitez pas à jeter un œil à ce petit roman :

https://www.thebookedition.com/fr/free-d-hommes-p-122971.html

https://www.amazon.fr/Free-dhommes-Sabine-Aussenac-ebook/dp/B00JZWH5RK/ref=asap_bc?ie=UTF8

-quant à mes textes sur les violences faites aux femmes, vous les trouverez entre autres dans la partie centrale de

www.sabine-aussenac.com

Article de Rioufol :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/10/26/31003-20171026ARTFIG00253-ivan-rioufol-le-male-blanc-l-ennemi-de-ces-dames.php

Cette terreur féministe, soutenue par une presse toujours prête à traquer la bête, est d’autant plus incommodante qu’elle épargne le sexisme importé en Europe par la culture musulmane.

Les hommes? Tous des cochons. C’est du moins ce qu’affirment les féministes, dans une victimisation communicative. Harvey Weinstein, le magnat de Hollywood heureusement éreinté pour ses agressions contre de nombreuses actrices, est devenu le symbole de l’impunité masculine. Au prétexte de dénoncer la domination misogyne dans le show-biz, longtemps étouffée par la gauche morale américaine, une misandrie s’exprime en retour, sans retenue. Le philosophe Pierre-André Taguieff avait, dès juin 2016 (Revue des deux mondes), perçu l’ampleur de ce mouvement qui explose aujourd’hui: «Les ayatollettes de l’antisexisme androphobe (…) ne peuvent penser la libération de la femme qu’à l’aune de la criminalisation de l’homme», écrivait-il. Ce qui s’exprime ces jours-ci sur Twitter, relayé par les médias, est un amas de dénonciations, mais aussi de haines, de vengeances, de règlements de comptes, d’exhibitions intimes. Dans cette dialectique de lutte des sexes, tout doit disparaître du peu qu’il reste de patriarcat.

La pensée progressiste, toujours prête au pire pour soutenir de prétendues luttes émancipatrices, se pâme devant le tout-à-l’égout. Il inonde les réseaux sociaux, grâce aux mouchards anonymes: ils croient, cette fois, être dans le sens de l’histoire. «La parole libérée», a titré «Le Monde» sur sa une, lundi, sans s’arrêter aux lynchages que subissent des personnalités jetées en pâture. En 1975, le même quotidien avait salué «Phnom Penh libérée» en applaudissant les Khmers rouges. Toutes proportions gardées, bien sûr, une même fascination pour les idéologies éradicatrices se laisse voir: dans la nouvelle pensée unique qui s’abat, le mâle blanc est un prédateur à éliminer. Juliette Binoche, qui dit n’avoir jamais rien subi de Weinstein, explique néanmoins: «Le masculin doit sortir de son côté animal pour aller vers son humanité (…) Le chemin c’est le féminin, c’est une force qui doit descendre en lui. Il doit se laisser gagner, comme une bête après avoir trop couru.» Les hommes? Tous des sous-hommes.

Faut-il rappeler à ces femmes en guerre contre les hommes que la grande majorité d’entre eux ne sont pas des porcs, à moins qu’elles ne soient dès lors des truies ?

Cette terreur féministe, soutenue par une presse toujours prête à traquer la bête, est d’autant plus incommodante qu’elle épargne le sexisme importé en Europe par la culture musulmane. Hormis Tariq Ramadan, l’idéologue islamiste accusé de viol par une ancienne salafiste devenue féministe, seul l’homme occidental est forcément coupable, en vertu d’un essentialisme qui ne fait pas de quartiers. Une même filiation revancharde unit la sociologue Irène Théry, qui se réjouit de voir « la honte peu à peu changer de camp», à Delphine Ernotte, la patronne de France Télévision. Quand celle-ci déclarait en 2015: «On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que ça change», elle exprimait, en effet, une détestation raciale qui s’épanouit depuis lors tous azimuts. Seules les minorités immigrées, et singulièrement celles venues d’Afrique et du Maghreb, restent à l’abri des foudres du nouvel ordre moral. La parole libérée, cette foutaise, n’est pas pour les femmes soumises des cités.

Dans la nuit du Nouvel An 2016, les 1200 agressions sexuelles commises en Allemagne (notamment à Hambourg et Cologne) par 2000 jeunes Maghrébins furent excusées par de nombreuses néoféministes, au nom d’un antiracisme vidé de son sens. Pour avoir reconnu, dans ces actes, «le rapport malade à la femme» du monde arabo-musulman, l’écrivain algérien Kamel Daoud fut accusé d’islamophobie par un collectif de sociologues et d’historiens français. L’actuel projet du gouvernement, qui vise à verbaliser le harcèlement de rue dont des femmes sont victimes dans les quartiers d’immigration, est critiqué par ces mêmes militantes de la délation. Elles estiment que ce texte pénaliserait «les hommes des classes populaires et racisées» (comprendre: non blanches). Impossible dès lors de prendre au sérieux ces furies de la castration. Elles voient dans la moindre gaudriole un prétexte à s’ériger en victimes permanentes. Non, désolé : les hommes ne sont pas ce qu’en disent ces harpies qui les déshumanisent.

Hommage à 1968?

Faut-il rappeler à ces femmes en guerre contre les hommes que la grande majorité d’entre eux ne sont pas des porcs, à moins qu’elles ne soient dès lors des truies? Beaucoup de celles qui se disent humiliées et harcelées en font autant: elles usent de Twitter comme d’un tribunal, sans juges, ni avocats. Dans sa littérale chasse à l’homme, la pensée «progressiste» s’épargne de s’arrêter sur ses propres turpitudes. C’est elle qui s’enchantait de la vulgarité du plug anal érigé place Vendôme, ou du «vagin de la reine», à Versailles. Ces jours-ci, le «Domestikator» trône devant Beaubourg, à Paris: l’«œuvre» suggère un acte zoophile, qui n’indigne que la SPA. Les tenants des bonnes mœurs préfèrent s’acharner sur le réalisateur Roman Polanski, coupable de relations sexuelles avec une mineure dans les années 1970. Mais l’apologie de la pédophilie était alors défendue par l’idéologie soixante-huitarde. «Le Monde», «Le Nouvel Observateur», «Libération» – ces tragiques dames patronnesses d’aujourd’hui – hébergeaient les pétitionnaires de la libération sexuelle des enfants.

C’est d’ailleurs le cinquantenaire de la « révolution» de 1968, qui prônait de «jouir sans entraves» et invitait à se laisser aller à ses pulsions, qu’Emmanuel Macron compte célébrer l’année prochaine. Daniel Cohn-Bendit, qui vantait la « fantastique sexualité d’un gosse», devrait être appelé par le chef de l’État à travailler à cette commémoration de la libération des mœurs. Or ceux de 68 ont leur part dans l’irrespect de la femme, devenue ce corps consommable. Si le mouvement apporta une joyeuse impertinence, cette révolte des enfants gâtés du baby-boom atteint surtout des sommets dans le manichéisme, le jeunisme, le relativisme, ces caractéristiques qui se retrouvent dans le macronisme, qui est tout sauf une rupture. Le slogan phare du «CRS=SS» se décline désormais en «Balance ton porc». Ce sectarisme est protégé par le pouvoir. Ce n’est pas de son côté que viendront les résistances au robespierrisme des redresseuses de torts.

La gauloiserie, pas la violence

Que les choses soient claires : le respect de la femme, infantilisée et malmenée dans la culture coranique, structure la civilisation européenne. La culture française accepte la gauloiserie, mais certainement pas la violence, physique ou morale. Dans ces cas, seules la loi et la justice ont le pouvoir de sanctionner les violeurs et les agresseurs. » Ivan Rioufol

Comme un avion sans elles…

Comme un avion sans elles…

 05_pere-enfant

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/04/26/2477274_petits-meurtres-en-famille-a-agnes-et-a-ses-qutre-enfants.html

http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/tes-enfants-tu-ne-tueras-point_b_1687939.html

La France pleure. La France a mal. La France se recueille.

Comme les Pays-Bas la semaine dernière, à la différence près que nous ne savons pas encore si c’est un orage, un malaise, un missile ou une bombe qui a causé la mort d’une cinquantaine de ressortissants français. Oui, je sais, c’est atroce : il y a là plusieurs membres de mêmes familles, et ces sourires brisés, ces destins anéantis en une fractale de seconde qu’un fatum aveugle, lié aux hommes ou à la nature, a fait exploser en vol. Et j’adresse, très, très sincèrement, mes condoléances aux familles.

MAIS.

N’y a-t-il pas, chaque semaine, chaque mois, sur les routes de France, de terribles « drames de la circulation », causant, eux aussi, un nombre élevé de morts ? N’y a-t-il pas, chaque semaine, un nombre élevé d’enfants, de femmes et d’hommes mourant de maladie ?

Et, SURTOUT, n’y a –t-il pas, chaque mois, depuis des années, mais aussi de plus en plus, un nombre très élevé de femmes mourant sous les coups de leurs compagnons, et, et c’est l’objet de mon texte et de ma colère, un nombre de plus en plus élevé d’enfants mourant sous les coups de leur père ??

Ces femmes égorgées, étranglées, poignardées, brûlées vives, ces enfants de tous âges égorgés (ce mois-ci), poignardés (une fillette de deux ans, au printemps dernier, dans un camping…), défenestrés –un petit garçon à Toulouse, il y a quelques mois…-, brûlés vifs-trois enfants dans une station-service, en 2011…-, brefs, tous ces martyrs, (dont les chiffres donnent le tournis pour les femmes – vous les trouverez dans un récapitulatif partiel en bas de texte, partiel car je ne SUIS PAS JOURNALISTE, simplement blogueuse…- et n’existent même pas, en France, pour les enfants, -mais l’article d’une criminologue anglaise explique bien la terrible augmentation des meurtres par les « exterminateurs familiaux »…

http://actualites.sympatico.ca/curiosite/editorial-curiosite/de-plus-en-plus-de-peres-tuent-leurs-enfants) …pourquoi n’ont-ils pas droit, eux :

–          À l’attention soutenue des médias, des jours, des semaines durant, en boucle, jusqu’à ce que l’on éteigne le poste, tant ces mots de « corps tombés du ciel » ou de « débris calcinés » nous écœurent…. ?

–          À des allocutions solennelles du Chef de l’État, à des déplacements de ministres ?

–          À l’attention de l’opinion publique ?

Suffit-il donc de mourir ensemble, entassés dans une machine volante, suffit-il donc de tomber du ciel pour que les Puissants, les médias et le peuple vous encensent ?Vous plaignent ? Vous fassent des pages d’hommage sur les réseaux sociaux ?

 Un Président de la République s’est-il déplacé, en 2011, lorsqu’un papa a fait griller ses enfants dans une station-service ? Pourtant, là, nous les avions, les « corps calcinés » !

Un Président de la République s’est-il déplacé à chaque meurtre de femme et/ou d’enfant, depuis des années, alors que ce « fait de société » que les médias aveugles s’obstinent à nommer « faits divers » ou « drames familiaux », ignorant à dessein le terme de « familicide », aurait depuis longtemps mérité d’être promu au rang de CAUSE NATIONALE… ?

Tous ces enfants égorgés ou pendus, ou tirés comme des lapins par leurs pères-comme ce collégien de mon établissement, en février, assassiné avec sa maman entre midi et deux, et dont le journal local ne parlera guère, consacrant par contre plusieurs articles au « pauvre père déprimé, un brave chasseur et figure locale »-, n’avaient-ils pas, eux aussi, de beaux sourires, de belles vies prêtes à fleurir ? Certes, non, ils ne sont pas morts tous en même temps dans un avion malaisien ou algérien, mais diable, si l’on additionne les femmes et les enfants morts cette année, je suis persuadée que l’on est au-delà des cinquante victimes !!!

En miscellanées de mémoire :

« Trois enfants d’une même famille, des filles âgées de 13, 11 et 5 ans, ont été tués samedi matin à Haguenau (Bas-Rhin). Les pompiers ont été appelés sur place peu après 8 heures par les voisins pour un incendie et ils ont découvert à l’intérieur de la maison, dans les chambres du premier étage, les corps des trois enfants. Les victimes ont été égorgées, selon le substitut du procureur de Strasbourg Olivier Glady. L’hypothèse d’un drame familial est privilégiée. »

« Son mari, âgé de 38 ans, l’a lardé d’une trentaine de coups de couteau. Les enfants du couple, âgés de 8 à 16 ans, présents sur les lieux, ne semblent pas avoir été témoins de la scène.

Pourtant rien ne laissait présager un tel drame. Ce couple, qui avait emménagé dans l’immeuble depuis un an, était considéré par certain de ses voisins comme « un couple idéal »

« C ’est un vrai drame, vraisemblablement suite à un différend familial, qui a eu lieu à Culoz lundi vers 20h30 : dans la station-service du Carrefour Market de la ville, un homme de 33 ans a arrosé sa voiture d’essence et y a mis le feu. Il se trouvait à l’intérieur, ainsi que ses trois enfants de 4, 5 et 11 ans. Seul le plus grand a réussi à s’extirper du véhicule en feu, mais il et gravement blessé. »

 Alors, Monsieur Hollande ?

Alors, Monsieur le Président, Madame la Ministre des Droits des femmes, Madame la Ministre de la Santé, Madame la Garde des Sceaux, qu’avez-vous à déclarer ?

J’exige, au nom des centaines de familles endeuillées depuis des années, que, comme pour les accidents d’avion, « toute la lumière soit faite » sur ces affaires : j’exige qu’enfin, comme ont osé le faire quelques héros courageux (des juges, des procureurs, ici et là, travaillant main dans la main avec des associations…), l’ÉTAT se mobilise, pleinement, entièrement, et ce en transversalité, en coordonnant la prévention, le soin, l’éducation, afin que les pères et maris n’EXTERMINENT plus en toute impunité leurs femmes et leurs enfants.

J’exige, au nom des centaines de victimes, de femmes et d’enfants innocents, dont le seul tort a été, apparemment, de NE PAS MOURIR DE MORT VIOLENTE DANS UN AVION, que notre pays enfin prennent conscience d’un phénomène hélas mondial, que des sociologues analysent, que des spécialistes commentent partout, sauf chez nous, afin que les professeurs des écoles soient formés en ce sens (car la prévention commence au berceau) , afin que les jeunes couples allant se pacser ou se marier rencontrent des psychologues évoquant ce fait, afin que les DDAASS et travailleurs sociaux soient plus réactifs, afin que la justice soit plus punitive, afin que …nous évitions, aussi sûrement que nous mettrons tout en œuvre pour éviter d’autres catastrophes aériennes, ce genre de drames qui, hélas, fait…bien plus de victimes qu’un crash, et ce depuis des années.

J’avais, par deux textes, alertés Messieurs Sarkozy et Madame la Ministre du droit des femmes ; on m’a répondu, oui, que des mesures étaient prises. Mais cela ne suffit pas. La preuve en est cette terrifiante montée en puissance du masculinisme et de ces pater familias qui, dès lors qu’une compagne se refuse à eux, s’arrogent droit de vie et de mort sur cette dernière et, surtout, sur les enfants, afin de punir la mère dans ce qu’elle a de plus cher.

Il suffit.

En France, la plupart du temps, chaque mois ou presque, ce n’est ni un orage, ni une bombe, ni un missile qui tue : ce sont simplement des hommes, de bons pères de famille, qui, dans une sorte de djihad masculiniste, ont décidé d’exterminer toute forme de vie.

Monsieur Hollande : je compte sur vous.

Sabine Aussenac.

Extraits de presse récente:

« LeParisien.fr

Crash du vol AH5017 : dix membres d’une famille de Rhône-Alpes à bord
Un jeune Seine-et-Marnais dans le crash de l’avion d’Air Algérie au Mali
Avez-vous peur de prendre l’avion après ces catastrophes en série ?
Vol AH5017 : ce que l’on sait du crash de l’avion d’Air Algérie »

Et si nous lisions un jour:

– Dix femmes d’une même ville-et/ou région- tuées la même année

– Avez-vous peur de vous marier après ces assassinats en série?

*****

RAPPEL (vous m’excuserez, il manque des dizaines de cas, et toute l’année 2012…Vous pouvez, si envie, compléter dans vos commentaires…)

2010 :

Trois enfants égorgés à Haguenau, leur père probablement …

strasbourg.blogs.liberation.fr/…/2010/…/trois-enfants-meurent-dans-un-i…

2 janv. 2010 – Trois enfants égorgés à Haguenau, leur père probablement suicidé … d’une même famille, des filles âgées de 13, 11 et 5 ans, ont été tués samedi matin à Haguenau

http://strasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2010/01/trois-enfants-meurent-dans-un-incendie-%C3%A0-haguenau-le-p%C3%A8re-recherch%C3%A9.html

 

2011

146 femmes sont mortes, victimes de leur (ex) conjoint en …

http://www.tv5.org › Information › Terriennes

26 nov. 2011 – Selon la dernière étude nationale, 146 femmes (et 28 hommes) sont … de mort commis à l’encontre d’un conjoint, concubin, pacsé ou d’un « ex …

 

http://www.faitsdivers.org/6636-Lyon-il-tue-sa-femme-d-une-trentaine-de-coups-de-couteau.html

 

Les faits se sont déroulés vendredi en fin d’après midi, dans un immeuble du 8ème arrondissement de Lyon, dans le Rhône.

Aux environs de 18H00, un homme a appelé la police pour leur indiquer qu’il avait tué sa femme, âgée de 39 ans.

Les forces de l’ordre, arrivés sur les lieux, ont découvert le corps sans vie de la victime au sous-sol, juste devant l’ascenseur qui accède au garage.

Son mari, âgé de 38 ans, l’a lardé d’une trentaine de coups de couteau. Les enfants du couple, âgés de 8 à 16 ans, présents sur les lieux, ne semblent pas avoir été témoins de la scène.

Pourtant rien ne laissait présager un tel drame. Ce couple, qui avait emménagé dans l’immeuble depuis un an, était considéré par certain de ses voisins comme « un couple idéal ».

 

L’auteur présumé des faits a été interpellé et placé en garde à vue.

 

OCTOBRE :

 

Un père tue ses enfants en mettant le feu à sa voiture à Culoz

news.celemondo.com/…/un-pere-tue-ses-enfants-en-mettant-le-feu-a-sa-v…

4 oct. 2011 – Un père de famille est mort et a tué deux de ses trois enfants hier soir en incendiant sa voiture qui se trouvait dans la station-service d’un . http://news.celemondo.com/2011/10/un-pere-tue-ses-enfants-en-mettant-le-feu-a-sa-voiture-a-culoz/

« C ’est un vrai drame, vraisemblablement suite à un différend familial, qui a eu lieu à Culoz lundi vers 20h30 : dans la station-service du Carrefour Market de la ville, un homme de 33 ans a arrosé sa voiture d’essence et y a mis le feu. Il se trouvait à l’intérieur, ainsi que ses trois enfants de 4, 5 et 11 ans. Seul le plus grand a réussi à s’extirper du véhicule en feu, mais il et gravement blessé.

La mère des enfants, âgée de 29 ans, a été retrouvée morte à leur domicile familial de Bourg-en-Bresse, à 90km de Culoz : elle aurait succombé à une asphyxie selon les premiers éléments de l’autopsie. Il pourrait s’agir d’un homicide, suivi du suicide du père de famille. De nombreux pompiers sont intervenus pour sécuriser la station-service dans laquelle se trouve des bombonnes de gaz »

 NOVEMBRE :

 Buzz : Un père tue son enfant de 3 ans dans un lave-linge

http://www.terrafemina.com/…/9068-un-pere-tue-son-enfant-de-3-ans-dans-un…

28 nov. 2011 – C’est au-delà de tout ce qu’on peut penser dans la haine humaine. Un père vient de tuer son enfant à 10 km de Meaux, en le mettant nu dans le …

http://www.terrafemina.com/societe/buzz/articles/9068-un-pere-tue-son-enfant-de-3-ans-dans-un-lave-linge.html

2012 :

148 femmes tuées par leur conjoint en 2012 : les auteurs de …

leplus.nouvelobs.com/…/884263-148-femmes-tuees-par-leur-conjoint-en…

11 juin 2013 – LE PLUS. Un total de 174 personnes, dont 148 femmes, sont décédées en 2012, victimes de violences conjugales, a révélé un rapport du …

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2013

 JANVIER :

une Bordelaise, mère de deux petites filles, est morte sous …

www.sudouest.fr/…/elle-meurt-sous-les-coups-de-son-conjoint-922745-7

 1 janv. 2013 – … mère de deux petites filles, est morte sous les coups de son conjoint. … Femme mortellement battue en Dordogne : le compagnon finalement …

http://www.sudouest.fr/2013/01/01/elle-meurt-sous-les-coups-de-son-conjoint-922745-7.php

 Indre-et-Loire : Un père tue ses deux enfants et se suicide

http://www.24matins.fr › Faits Divers › Suicide

6 janv. 2013 – En Indre et Loire, un double infanticide a eu lieu dans la journée de samedi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le père a tué ses deux …

FEVRIER :

Cambrai : une femme retrouvée morte à son domicile, son …

http://www.lavoixdunord.fr/…/cambrai-une-femme-retrouvee-morte-a-son-do…

20 févr. 2013 – Une femme âgée d’une vingtaine d’années a été retrouvée morte à son … Cambrai : une femme retrouvée morte à son domicile, son conjoint …

http://www.lavoixdunord.fr/region/cambrai-une-femme-retrouvee-morte-a-son-domicile-son-ia0b0n1045657

 

 

Ezanville : l’hommage à Amina, tuée par son mari

http://www.leparisien.fr › Val d’Oise

 Août :

Albi. Le père de famille incendiaire aurait tenté de tuer ses enfants

Publié le 23/08/2013 à 03:50, Mis à jour le 23/08/2013 à 10:18

Albi (81) – incendie à lapanouse

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/23/1694138-albi-pere-famille-aurait-tente-tuer-enfants.html

 OCTOBRE :

18 oct. 2013 – La jeune femme a été tuée à coups de pied et à coup de poing par son … Le mari a été mis en examen pour meurtre par conjoint et placé en …

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/ezanville-l-hommage-a-amina-tuee-par-son-mari-18-10-2013-3238303.php

 NOVEMBRE :

 Domont : La femme battue par son mari est décédée

http://www.leparisien.fr › Val d’Oise

10 nov. 2013 – Isabelle, 45 ans, victime de violences conjugales à Domont le vendredi 1 er novembre, a succombé à ses blessures à l’hôpital Henri-Mondor …

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/domont-la-femme-battue-par-son-mari-est-decedee-10-11-2013-3303065.php

 Un père tue ses deux enfants à Livron près de Valence

http://www.ledauphine.com/…/un-pere-tu-ses-deux-enfants-a-livron-pres-de-v…

16 nov. 2013 – Un homme aurait tué ses deux enfants (3 ans et 18 mois) par pendaison à Livron au sud de Valence. Il aurait ensuite essayé de se donner la …

http://www.ledauphine.com/drome/2013/11/16/un-pere-tu-ses-deux-enfants-a-livron-pres-de-valence-et-tente-de-se-suicider

 Enfant de 4 ans tué à Toulouse: son père l’a projeté …

http://www.lexpress.fr › Société › Fait Divers

25 nov. 2013 – Des témoins ont vu l’homme d’une quarantaine d’années projeter son fils de quatre ans à plusieurs reprises contre le sol, selon le procureur ..

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/enfant-de-4-ans-tue-a-toulouse-son-pere-l-a-projete-plusieurs-fois-au-sol_1302638.html

« Des témoins ont vu cet homme lancer le garçonnet une première fois d’un parking en surplomb attenant à son immeuble de Montaudran, un quartier résidentiel du sud-est de Toulouse. Il a rejoint son enfant en contrebas, s’est emparé du corps qu’il a projeté « à plusieurs reprises contre le sol, puis à plusieurs reprises contre un trottoir », a dit le magistrat lors d’une conférence de presse.

L’enfant serait tombé d’environ quatre mètres de haut sur le macadam donnant accès, en contrebas, à la partie du parking en sous-sol. Son père serait descendu, peut-être par la volée de marches longeant le parking, et aurait à nouveau projeté son fils au sol de sa hauteur.

Plusieurs voisins, alarmés par les cris de l’enfant alors que son père n’était pas encore passé à l’acte, avaient alerté les policiers

 En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/enfant-de-4-ans-tue-a-toulouse-son-pere-l-a-projete-plusieurs-fois-au-sol_1302638.html#kVmtsWp55HC5T7Q0. 

Violences conjugales : 121 femmes tuées sous les coups de …

 

http://www.francetvinfo.fr › France

 

7 mai 2014 – Cent vingt et une femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2013, selon une étude parue le 6 mai 2014. Elles étaient 148 en 2012 …

 

2014 :

JANVIER :

 Un père se tue avec son enfant en sautant par la fenêtre …

http://www.francebleu.fr/…/il-met-le-feu-son-appartement-et-saute-par-la-fenet…

4 janv. 2014 – Drame familial dans la Côte d’Or : un jeune père de famille a sauté par la fenêtre avec son fils de trois ans après avoir mis le feu aux vêtements …

http://www.francebleu.fr/faits-divers/incendie/il-met-le-feu-son-appartement-et-saute-par-la-fenetre-avec-son-enfant-1157794

« Ce drame en côte d’Or : un homme est mort après s’être défenestré avec son enfant de trois ans dans les bras, vendredi soir à Chenôve. Un drame de la séparation : le jeune homme âgé de 25 ans a mis le feu aux vêtements de sa compagne, dans son logement situé au 9ème étage d’un immeuble.

Il a ensuite sauté par la fenêtre avec son petit garçon de trois ans dans les bras.  Une chute de 35 mètres de haut. Tous les deux sont morts, le père sur le coup, l’enfant lui a succombé à ses blessures dans la soirée à l’höpital de Dijon. La jeune femme souffre de graves brûlures, elle est hospitalisé à Lyon. »

 FEVRIER :

10 fév: Un père de famille tue sa compagne et son fils, âgé d’une dizaine … dans leur maison de Mercenac, près de Saint-Girons (Ariège).

 14 févr. 2014 – Ce vendredi vers 18h, la gérante d’un bar du 17e arrondissement de Paris a été tuée par son mari. Il est entré armé et a tiré trois fois sur lelle.

http://www.franceinfo.fr/faits-divers/actu/article/paris-un-homme-tue-sa-femme-dans-un-bar-321239

 

Mort de Yanis : le père avoue avoir tué son enfant – Radio …

https://www.radioscoop.com/infos.php?id=88914

20 févr. 2014 – Le père du petit Yanis, 3 ans, a avoué avoir tué son fils dans son pavillon de Longues, sur la commune de Vic-le-Comte.

 MARS :

. Morte d’un coup de couteau à Caen, son conjoint mis en …

http://www.libertebonhomme.fr › Actualité

6 mars 2014 – Une femme de 26 ans est décédée d’un coup de couteau, rue Basse à Caen, lundi. Son conjoint de 33 ans a été mis en examen hier soir et placé en détention .

http://www.libertebonhomme.fr/2014/03/06/morte-dun-coup-de-couteau-a-caen-son-conjoint-mis-en-examen-pour-meurtre/

 Une femme tuée à coups de couteau par son mari qui tente …

http://www.rtl.fr › Actu

17 mars 2014 – Une femme a été tuée par son mari à Bissey-sous-Cruchaud (Saône-et-Loire). Ce dernier aurait ensuite tenté de se suicider. Il est acuellement dans un état …

http://www.rtl.fr/actu/une-femme-tuee-a-coups-de-couteau-par-son-mari-qui-tente-ensuite-de-se-tuer-7770537437

 Publié le Jeudi 27 Mars 2014 à 23h11

Actualité > Faits divers

Drame familial à Nice: un père tue ses deux enfants et tente de se suicider (vidéo)

 Deux enfants de 2 et 5 ans ont été retrouvés morts à leur domicile de Nice, ce jeudi en fin de journée, près de leur père blessé par arme blanche

http://www.sudinfo.be/971632/article/actualite/faits-divers/2014-03-27/drame-familial-a-nice-un-pere-tue-ses-deux-enfants-et-tente-de-se-suicider-vide

 AVRIL :

 Un drame épouvantable s’est produit dans le bungalow d’un camping à Sevrier, sur les bords du lac d’Annecy. Un père y a tué sa fillette de deux ans, par dépit alors qu’il supportait mal la séparation avec son épouse.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 avril ou dans la journée du 17 avril.

http://www.lasavoie.fr/Actualite/Albertville/2014/04/24/article_drame_familial_a_bourg_saint_maurice_un.shtml#.U9LBW_l_sRE

« Après avoir enlevé la vie à sa fillette (des traces de sang ont été retrouvées dans le bungalow, elle aurait été poignardée), il a roulé jusqu’à l’Arbresle, commune à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon, dans le Rhône. Là, il s’est pendu à un arbre à côté de son véhicule.

Le corps de son enfant a été retrouvé à côté de lui, vendredi 18 avril (sa disparition, ainsi que celle de l’enfant, avaient été signalées la veille aux autorités). Le père de famille a également laissé une lettre, dans la voiture, expliquant les raisons de son geste.

Le parquet d’Annecy évoque, par la voix du procureur Eric Maillaud un « drame familial ». La justice attend désormais les résultats de l’autopsie du corps de la fillette. »

MAI :

Pas-de-Calais : un père tue ses enfants et se suicide – 17/05 …

http://www.leparisien.fr › Nord-Pas-de-Calais

17 mai 2014 – Un père et ses deux enfants ont été retrouvés morts samedi dans une maison de Béthune (Pas-de-Calais), dans ce qui semble s’apparenter à …

http://www.leparisien.fr/nord-pas-de-calais/pas-de-calais-un-pere-tue-ses-enfants-et-se-suicide-17-05-2014-3849179.php

JUIN :

Un père aurait tué son enfant avant de s’immoler par le feu …

http://www.europe1.fr › Infos › Faits divers

7 juin 2014 – Un père est soupçonné d’avoir tué son fils de trois ans, avant de se donner la mort en s’immolant par le feu, vendredi, dans les Landes.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Un-pere-aurait-tue-son-enfant-avant-de-s-immoler-par-le-feu-2145441/

« Un père est soupçonné d’avoir tué son fils de trois ans, avant de se donner la mort en s’immolant par le feu, vendredi, dans un village des Landes.

 Il dit ses « adieux » dans une lettre. C’est la mère, à son retour du travail, qui aurait découvert un mot laissé par le père. Ce dernier disait simplement « Adieu » et indiquait que leur petit garçon était mort à l’étage, a précisé le quotidien Sud Ouest qui a révélé l’information. Selon le parquet, des traces de strangulation ont été relevées sur l’enfant ainsi que des coups de couteau sous formes de « piques ». »

Drame familial: un père tue son épouse, ses filles et blesse …

http://www.liberation.fr › Société

26 juin 2014 – Drame familial: un père tue son épouse, ses filles et blesse son fils … Camus, une riveraine rencontrée en compagnie de ses enfants.

http://www.liberation.fr/societe/2014/06/26/drame-familial-presume-dans-l-eure-trois-morts-deux-blesses-graves_1051142

« Dans la salle à manger, ils découvrent d’abord la mère, âgée de 36 ans, sans profession, tuée par une arme blanche non encore identifiée. Puis, dans la chambre parentale, ils tombent sur le père couché sur deux petites filles, âgées de 5 et 11 ans, également sans vie. Le meurtrier présumé, qui les enserre, est vivant et ne souffre que de blessures ne mettant pas sa vie en danger.

 

Dans la salle de bain, ultime scène d’horreur. Le fils adolescent gît dans son sang, souffrant d’une grave blessure à l’abdomen. »

http://www.leparisien.fr/picardie/aisne-il-tue-sa-femme-a-coups-de-marteau-apres-une-dispute-28-06-2014-3960985.php

 Aisne : il tue sa femme à coups de marteau après une dispute

http://www.leparisien.fr › Picardie

28 juin 2014 – Une femme est morte étranglée et battue à coups de marteau dans la … mais où..? les faits divers où le mari retrouve sa femme et la tue .. on ..

Drame de la séparation à Metz : le mari tue sa femme et se …

http://www.estrepublicain.fr › Actualité › A la Une

29 juin 2014 – Dimanche matin, il a été rendre visite à sa femme, qui était en train de s’installer dans un nouvel appartement avec leurs deux enfants de 12 et .

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/06/29/drame-de-la-separation-a-metz-le-mari-tue-sa-femme-et-se-suicide

 

JUILLET :

 

7 juillet 2014 à 13:24

Drôme: sa femme retrouvée morte dans son lit, le mari déféré au parquet

Une enseignante de 49 ans a été retrouvée morte à la suite de coups samedi matin, à son domicile près de Romans (Drôme), et son mari, placé en garde à vue, devait être déféré lundi au parquet.

http://grenoble.ville.orange.fr/actu/region/drome-sa-femme-retrouvee-morte-dans-son-lit-le-mari-defere-au-parquet-85717.html

 

 info : Val-de-Marne: le mari suspecté d’avoir tué sa femme et …(EGORGÉ…)

rmc.bfmtv.com/…/val-de-marne-mari-suspecte-davoir-tue-femme-enfant…

Il y a 4 jours – Le mari de la femme enceinte tuée avec ses deux enfants vendredi soir au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), principal suspect dans cette ..

http://rmc.bfmtv.com/info/634781/val-de-marne-mari-suspecte-davoir-tue-femme-enfants-sest-rendu/

 

Le « récap » d’Orange : en oublie beaucoup…

http://actu.orange.fr/une/les-principaux-drames-familiaux-ces-dernieres-annees-afp_CNT0000003b1oH.html

 

Bonjour, êtes-vous Sabine Aussenac ? Je suis Antoinette Fouque.

Bonjour, êtes-vous Sabine Aussenac ? Je suis Antoinette Fouque.

 622463-france-langue-dictionnaire

Le portable avait sonné vers midi, je venais de terminer mon cours et rangeais la salle. Une voix, ferme, inconnue :

–         Bonjour, êtes-vous Sabine Aussenac ? Je suis Antoinette Fouque. C’est bien vous qui avez écrit ce texte sur les grues ?

http://www.madepeche.com/index.php/articledep/articledepview/action/view/frmArticleID/21512/

Antoinette Fouque…J’en ai presque lâché mon cartable…Certes, oui, j’avais écrit un texte sur ces pères qui montent sur les grues pour réclamer leurs droits, quand la plupart d’entre eux n’accomplissent pas leur devoir élémentaire de payer la pension…Et j’avais envoyé ce texte, entre autres, au mail de contact des «Éditions des Femmes »…

Mais jamais je n’aurais imaginé avoir l’honneur de parler à Madame Fouque…

Notre conversation ne dura pas très longtemps, mais elle me dit tout le bien qu’elle pensait de ce petit texte, et surtout sa volonté de rassembler les femmes, les femmes de tout le pays, pour ce fameux « Grenelle des Femmes » dont elle rêvait. Elle me dit sa force, son énergie, sa rage, son admiration aussi pour les nouvelles formes du féminisme, elle me dit qu’il fallait continuer, toujours, et encore…Et puis comme je lui faisais part du pourquoi et du comment, de la genèse de mon écrit, de mes lourds soucis de post divorce, de surendettement, elle proposa soudain de m’aider, de me donner un petit coup de pouce…

Savez-vous ce que je répondis, lorsqu’elle m’assura qu’un petit virement serait bientôt sur mon compte ?

–         Oh, mille mercis, je ne sais pas comment vous remercier, je vais…venir faire le ménage aux Éditions des Femmes !

!!!

Voilà. Plusieurs mois plus tard, j’en suis encore mortifiée.

Voilà la plus grande militante féministe de France qui m’appelle, qui échange avec moi, moi, l’insignifiante petite écrivain du dimanche, nous parlons de choses graves, j’ai l’insigne honneur de parler à celle qui fonda, un beau jour de l’année de Mai, le MLF, et, pour la remercier de son geste, je me propose…de venir faire le ménage chez elle !!!!

On ne peut trouver de plus beau lapsus, de plus belle preuve des difficultés ontologiques  de ce féminisme qui, tout au fond de nous, a tant de mal à contrer les racines de notre condition de FEMMES, si ancrées en nos automatismes, en nos conditionnements…

Au lendemain de la disparition d’Antoinette Fouque, je ne vais pas vous refaire l’Histoire, car les médias ont déjà largement partagé sa bio et ses combats…Pas en première page, hélas, et ce n’est pas simplement la faute aux derniers jours des JO, ni aux morts de la révolution d’Ukraine, ni aux soubresauts de Dieudonné qui hier joua en ma Ville Rose…

http://abonnes.lemonde.fr/disparitions/article/2014/02/21/mort-d-antoinette-fouque-pionniere-du-mouvement-feministe_4371490_3382.html

Non, Antoinette n’a pas fait la Une, car il semblerait que même la disparition d’une aussi grande dame n’éclipse pas l’actualité des Hommes, ni les automatismes des médias, au lendemain d’ailleurs d’une grande déception pour les féministes françaises qui ont vu entrer, certes, deux grandes figures de femmes au Panthéon, mais qui espéraient, en cette année 2014, que le Président ferait entrer davantage de femmes en ce lieu, symboliquement…

Je voudrais simplement lui rendre hommage, vous dire cette voix qui m’a portée au fil des derniers mois, vous dire les quelques échanges que nous avons eus, comme un petit fil rouge qui me guidait, à la lisière d’une vie difficile. Son dernier appel, je l’ai reçu alors que j’étais à la FNAC, quelques semaines après un grave accident qui m’avait pas mal amochée. Sa voix grave a résonné entre les rayons où je promenais mon nez doublement cassé et mes lunettes tordues :

–         Mais arrêtez donc de vous plaindre !

m’incendia-t-elle en me rappelant qu’elle, malgré de lourds soucis de santé, et une vie compliquée aussi, ne se plaignait pas…Elle me dit qu’il ne fallait pas renoncer, et puis passer l’agrégation, et puis travailler l’écriture…

Chaque contact avec Madame Fouque, chaque appel, mais aussi chaque échange de mails, me rappelaient mes premières lectures d’ouvrages des Éditions des Femmes…J’avais dans les vingt ans et ne regrettais qu’une chose, c’est d’avoir été trop jeune en 68 ! La jeune femme que j’étais reniait en bloc sa féminité, refusait par exemple de se débarrasser de ses poils, prenant exemple sur les féministes allemandes-les chanceuses, blondes, contrairement à moi, plus proche des pilosités portugaises que de l’héritage génétique teuton, malgré mes origines allemandes…J’étais aussi capable de laisser la vaisselle dans l’évier toute une semaine, par révolte, attendant de mon compagnon un partage total des tâches, même si lui maintenait que ma condition d’étudiante était moins lourde que ses « trois huit » en tant que cheminot…

Je me souvenais aussi de toutes les phrases de mon entourage…Ma grand-mère française vantant les mérites de telle cousine, « toujours un ouvrage à la main »…Et puis ma grand-mère allemande, qui m’incendiait car je n’aidais pas assez ma mère dans les tâches ménagères…Ma rébellion avait été toute littéraire : me plonger dans la lecture, dans les études, avait été la voie royale pour éviter, un jour, de ressembler à ma mère que j’adorais ; hors de question pour moi d’apprendre à coudre et/ou à cuisiner, car je voulais surtout pas ressembler à cette maman dont l’univers tout entier était exclusivement centré sur le ménage et sur nous, ses enfants…

Je devinais depuis longtemps que d’autres schémas étaient possibles…J’avais eu l’exemple du couple de ma marraine, une artiste allemande qui, elle, avait épousé un néerlandais…Lorsqu’ils descendaient de leurs ors flamands vers nos torpeurs méridionales, pour passer quelques semaines emplies de cigales et de thym dans notre maison de campagne, le mari, Camillo, construisait certes des petits moulins sur le ruisseau, mais, surtout, faisait la vaisselle, la cuisine, bref, prenait sa part des tâches du foyer, alors que la devise de mon père, qu’il martelait à mes frères,  était qu’ « Aussenac ne faisait jamais la vaisselle » ! Quant à Ludvine, ma marraine, elle avait certes deux enfants, mais elle sculptait, aussi, exposait, créait, donc vivait aussi à l’extérieur de ce foyer, osant affronter le monde que ma mère semblait presque redouter…

http://www.ludvanvorstenbosch.nl/ebr-01.html

C’est d’ailleurs elle qui, la première, m’avait parlé des « Dolle Minas », ces féministes hollandaises, avant que je ne découvre, jeune étudiante en germanistique, le journal « Emma », premier magazine féministe allemand, et les premiers cafés de femmes qui, dans notre Ville Rose, fleurissaient en ces années 80 perdues entre un Larzac oublié et cette fin de siècle où tout s’accélérait…

http://fcomme.blogspot.fr/2010/12/les-dolle-mina.html

On aurait pu croire que je la gagnerais, mon indépendance, oui, les prémices de ma vie de femme semblaient prometteuses, mais je finis par me marier à vingt ans, par renoncer à tous mes rêves de journalisme et d’écriture, par m’aligner sur le mode de vie et de pensée de mon premier époux, passant du joug d’un père assez tyrannique à celui d’un cégétiste extrémiste qui me fit renier, en vrac, la poésie, la foi, les idéaux communautaires, l’écologie…

Oui, voilà ce à quoi j’ai repensé, en apprenant le départ d’Antoinette Fouque : à nos vies de femmes modernes, à nos chemins de lutte, de libérations, de lucidité ; à nos désirs, à nos combats, à nos erreurs, à nos errances, à nos espérances.

Il y a quelques mois, j’ai fait paraître un petit roman, une fable sur monde totalement inversé, un monde dans lequel les femmes, depuis la nuit des temps et dans toutes les civilisations, auraient eu le pouvoir, alors que les hommes seraient le deuxième sexe, mais une fable basée sur « notre » réalité, qui parle aussi du Printemps Arabe, du tsunami au Japon, de DSK…

Voilà « mon » féminisme : celui des mots, celui qui invente et mélange, dénonce et caricature, exprime et espère, dessinant un monde différent, dans lequel les hommes respecteraient les femmes, évitant de les assassiner tous les trois jours, de les battre, de les violer, de les humilier, ici ou dans d’autres pays…Un monde dans lequel, comme Antoinette l’a si bien démontré par son fabuleux Dictionnaire Universel des Créatrices, les femmes auraient toute leur place dans le monde des arts, de la recherche…et de la politique.

http://www.lavie.fr/culture/livres/lancement-du-dictionnaire-universel-des-creatrices-25-11-2013-46896_30.php

Merci à elle. Qui a fait de nous ce que nous sommes. Vous allez nous manquer, Madame Fouque…

Sabine Aussenac.

http://www.thebookedition.com/free-d-hommes-sabine-aussenac-p-104799.html

Une journée particulière…

Une journée particulière….

 

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Ce sourire, fatigué avant même que ne se lève le jour… Dans le bus de 5 h 21, nous sommes les deux seules passagères. Il ne nous a fallu que quelques brefs trajets pour entrer en conversation, naufragées de l’aube…

Je l’écoute, surtout. Elle fait des ménages dans deux bars- restaurants différents, l’ouverture, aussi. Elle n’a pas loin de soixante ans, se sent fatiguée.

Le chauffeur écoute distraitement, nous sourit. Ce matin, elle est guillerette, toute jeune fille, et claironne qu’elle va déménager, qu’elle ne prendra plus le bus, c’est formidable. Puis elle me lance l’estocade, en défi à cette vie qui la prive de sommeil depuis si longtemps :

–         Et puis vous savez, ma fille est aux États-Unis ! Elle n’a que seize ans, elle me manque beaucoup, mais c’est bien pour elle !

 

Les fleurs sont là, partout. Elles se bousculent sur la grille du collège comme si elles venaient chercher des résultats de bac ou de brevet. Il y a des dessins, aussi, plein de petits cœurs, et puis des petits mots, le terme « ange » revient souvent.

Il n’avait pas treize ans. Lundi dernier, il est parti manger chez lui, mais n’est jamais revenu au collège. Un homme a tiré au fusil de chasse dans sa peau de bébé, avant, ou après, je ne sais pas, avoir tué sa maman.

Cet homme, c’était son père, qui a ensuite retourné l’arme contre lui. Le journal a encore parlé de « drame familial », comme d’habitude, évitant le terme de « familicide ». Et puis sur de longues colonnes, on a fait l’éloge de ce « bon père de famille, un paisible chasseur de palombes »…Des victimes, pas un mot.

L’enfant s’appelait Sébastien, il était en cinquième dans mon collège.

 

Ils sont assis dans la salle des profs et se parlent en occitan. Oh, c’est sympa, l’occitan. Moi, j’écoute toujours Radio Occitanie en faisant ma vaisselle, quand je rentre de mes cinq heures de trajets, parce que cela fait 20 ans que j’ai perdu mon poste et que le rectorat m’envoie civiliser l’Ariégeois, faute d’élèves toulousains. J’aime bien, ça me fait toujours rire d’entendre le présentateur annoncer « los Dafto pounkos ».

Oui, dans mon établissement, il y a deux, j’ai bien dit deux profs d’occitan, et une seule prof d’allemand. Moi. Je les entends et je comprends à peu près tout, vu que l’occitan, c’est un mélange de français, d’espagnol et de latin, enfin je crois.

–         Los ségoundous quatre foun oun peu lé bourdel, nou ?

–         Et l’espreube dou bac oral, l’as préparat ?

J’ai honte pour eux, je les trouve encore plus ridicules que la dame qui annonce les stations en occitan dans le métro toulousain…Ils me renvoient, dans leur dialogue qui n’est qu’un monologue, puisque personne, hormis quelques élèves qui le passeront au bac, quelques mamies édentées sur les marchés et trois pelés et un tondu dans un bal de musique trad’ du fin fond du Lot et Garonne, ne PARLE plus l’occitan, à cette mascarade qu’est devenue la gestion des langues de l’Éducation Nationale, quand on ne prend plus les mesures nécessaires pour diffuser correctement ce qui reste la deuxième langue du commerce international et de l’internet, le teuton, et qu’on préfère favoriser le patois…Qui, vous en conviendrez, est bien utile pour postuler chez Airbus ou pour travailler sur les nouvelles technologies.

Quant à moi cette année, j’ai entre autres des 3° mélangés à des secondes. Nous ne sommes pas loin de la classe unique, avec un poêle où je jetterais des bûches après être venue en sabots…

 

Il est 15 h. Je repars dans l’autre sens, et, comme la ligne du TER est en travaux, la micheline est remplacée par un bus, que nous attendons, bloqués en gare de B…. Je rentre dans la jolie guinguette de la gare, qui se révèle être l’inverse d’un TARDIS, pour ceux qui connaissent Doctor Who, c’est-à-dire plus petite à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mais c’est charmant. Il y a des affiches Suze, le PMU et un adorable autochtone qui se propose de me payer un café suspendu, car je ne pensais pas avoir assez de monnaie, et le village n’a pas de distributeur. –je vous épargne les rires gras quand j’ai demandé si le cabaretier prenait la Carte Bleue…

Je fuis au moment où un énorme « tas de barbaque » est déposé quasiment à même le comptoir, ils vont apparemment manger cette viande crue, après moult plaisanteries sur du cheval et le PMU. Vite, Toulouse ! (je repense à Alphonse Allais : « À la campagne, le jour, on s’ennuie. La nuit, on a peur. ») –mais non, je rigole, ils étaient charmants.

Devant la gare presque désaffectée, une sorte de camping-car affublé de l’inscription « CE cheminots ». Ben mazette, ils ont intérêt à profiter, les cheminots, parce que si le gouvernement veut leur sucrer les voyages gratuits, les bibliobus non plus ne vont pas faire long feu…Beau moment de partage avec la femme intéressante qui tient la boutique, passionnée et cultivée. Oui, Aristote et Marc Levy étaient aujourd’hui en gare de B…, et c’est tant mieux.

 

16 h, dernier TER avant le métro et le bus pour rentrer chez moi, après ma journée de « banlieusarde ». En face de moi, une dame de couleur, qui n’arrête pas de bailler, visiblement épuisée, et qui le dit. « Mais que je suis fatiguée, fatiguée… »

Je lui demande pourquoi, elle me raconte : le ménage, les ménages. Mais il faut bien vivre, travailler. C’est de plus en plus dur…Et pourtant elle voit de l’argent…Je lui narre ma traversée de Toulouse, la veille, pour trouver le magasin ALDI, et y dépenser les dernières pièces du mois. Nous convenons toutes les deux que nous dépensons une énergie folle pour ne pas nous laisser déborder. Elle trouve que j’ai une peau de bébé et que je ne fais pas mon âge. Je lui donne mon secret : du miel et de l’huile d’olive, en masque, tous les dimanches.

 

17 h. Une douche, parce que j’ai l’impression, après les huit transports en commun empruntés depuis le matin, d’être partie en Inde. Un peu de yoga. Le bac du chat attendra. Et puis aller courir, pour la première fois depuis mon grave accident de trajet du 18 avril. Tiens, ça fait juste 10 mois…10 mois qu’après 7 h de cours et 5 h de trajets, à l’époque entre Toulouse et Auch, je chutais lourdement face contre terre, avec une double fracture du nez, un trauma labial et crânien, un écrasement du trijumeau. Il me reste 3% d’incapacité, mais je ne m’abaisserai pas à « faire reconnaître mon handicap », comme m’y invite la grande annonce qui m’accueille chaque matin en salle des profs. Non, je me sens assez placardisée comme ça, et puis à quoi bon ? Après un CLD il y a quelques années, en lieu et place d’un poste fixe espéré avec le sésame des « 1000 points » pour la mutation, j’ai juste obtenu un autre poste de « titulaire remplaçante »…

Les oiseaux sont déchaînés, l’accalmie après ces semaines de de déluge et les premières violettes leur donnent des ailes ! Je cours, accompagnée par des merles moqueurs et joyeux.

C’est magnifique. Et bientôt je rentrerai, préparer un bon repas à fiston.

Lettre ouverte à Madame la Garde des Sceaux

 Lettre ouverte à Madame la Garde des Sceaux

Madame la Garde des Sceaux, je suis très inquiète, et j’en appelle à votre lucidité, à votre clairvoyance, à votre bienveillance.

J’ai la sinistre impression que, dans cette affaire bi nationale, il y a deux poids et deux mesures…

Différend franco-allemand au sujet d’un enfant bi national (droit de visite et d’hébergement et pension alimentaire)

Madame la Ministre,

 

Professeur d’allemand d’origine allemande, fonctionnaire de la République depuis 1984, j’ai aussi passé l’écrit du concours interne de l’ENA en 2010 et de l’ENM de 2012, par conviction, par besoin de reconversion –nous n’avons plus d’élèves- et par passion. Je suis au service de mes élèves, de mon pays, de la République.

Récemment, je suis aussi intervenue plusieurs fois publiquement via mes écrits -écrivain du dimanche, je blogue au Monde et au Huffington Post-,  pour VOUS défendre lors des immondes attaques racistes à votre encontre, et au sujet de l’affaire Dieudonné.

Divorcée depuis 2008 d’un ressortissant allemand dont je suis séparée depuis 2003, j’ai vécu dix longues années d’un calvaire juridique et social, le divorce ayant traîné en longueur, mon ex-mari m’ayant laissé 50 000 euros de dettes (il était pasteur de l’ERF, puis de l’EPUB en Belgique, avait perdu deux fois son emploi avec interdiction de prêche nationale, puis dégradé un presbytère ; procès, dégringolade, 2 ans de chômage, jusqu’à cette séparation.). Je me suis battue, avec deux filles d’un premier lit, les ai amenées au bac et au brevet, ai repris mes études  (DEA sur la poésie de la Shoah, concours…), ai surmonté ces années grâce à mon obstination, ai réussi à obtenir de haute lutte un effacement des dettes, qui, jamais évoquées lors du divorce, étaient montées à 80 000 euros avec les frais de justice. À la juge qui m’avait dit (j’étais en CLD pour dépression) de me mettre en invalidité et de ne pas continuer à pousser mes filles vers les études, j’ai répondu « non ». Je refusais de payer pour un autre, et de faire payer mes enfants.

Je suis encore fichée, mais j’ai repris bien sûr mon travail, ai toujours fait face malgré un lourd accident de trajet l’an passé. À présent, c’est la pension alimentaire qui, depuis 2008, fait défaut. Notre fils adore son papa, je n’ai jamais, au grand jamais, noirci cet homme qui demeure le père de mon enfant, j’ai tenté de protéger celui-ci des noirceurs et manipulations en lui offrant, même au pire de notre situation, un quotidien décent : notre fils, 15 ans et demi, est un brillant élève, un garçon bien dans sa peau, qui va régulièrement voir sa famille allemande, qui a déjà de beaux projets professionnels. J’assure entièrement seule son quotidien ; chez son père, depuis 10 ans, il n’a ni chambre, ni lit, il dort dans le lit de son père qui dort dans la même pièce sur un canapé. Mais ce père lui offre de belles vacances, l’emmène à la mer, à l’étranger –ils sont allés, sans m’en informer, un mois entier en Lituanie…Et somme toute c’est bien ainsi, puisque de mon côté, malgré mes vacances d’enseignante, je n’ai pas emmené mon fils en vacances depuis des années…

Et alors que depuis QUATRE ans je tente de récupérer les 11 000 euros de pension, avec une inertie incroyable du MAE chargé du dossier et de l’Allemagne  qui n’a même pas encore terminé l’exéquatur de notre divorce-donc non reconnu…,- et malgré la condamnation ici au pénal de mon ex-mari pour abandon de famille, hier, mon fils et moi avons été auditionnés plusieurs heures, à la « demande de  la Chancellerie et de Monsieur le Procureur adjoint au TGI de Toulouse » , à la PJ, dans une affaire décrite comme « très urgente et venant d’en haut »…

Le père de mon fils a réussi par le biais du bureau d’entraide à faire bouger toute la machine judiciaire très rapidement, avec sa énième plainte mensongère pour non présentation d’enfant, dans un délire de manipulation incroyable, et on m’a même, tout en me servant du « rappel à la loi » pour deux plaintes qui ne sont que des dénonciations calomnieuses, demandé si « je ne privais pas mon fils de sa culture allemande »…Monsieur le Procureur adjoint, pourtant autrefois magistrat de liaison européen, n’a apparemment pas fait le lien avec les nombreux courriers que j’ai pourtant adressés au magistrat de liaison en poste à Berlin…

Madame la Garde des Sceaux, je suis très inquiète, et j’en appelle à votre lucidité, à votre clairvoyance, à votre bienveillance.

J’ai la sinistre impression que, dans cette affaire bi nationale, il y a deux poids et deux mesures.

En effet, d’un côté, il y a une maman qui est privée partiellement de pension alimentaire depuis 2008, et entièrement depuis décembre 2009. N’ayant pu, au plus fort du surendettement, faire appel à des avocats et à des huissiers allemands pour récupérer les sommes dues par mon ex-mari-employé comme traducteur civil par…l’Armée Française-, j’ai mandaté le Ministère des Affaires Étrangères en ce sens, en …juillet 2010. Trouvez-vous normal que nous en soyons encore au stade de l’exéquatur, alors que le divorce date de 2008 ? De plus, mon ex-mari vient de faire appel contre cette démarche…Je n’en ai été informée que parce que je me « bats » en tous sens, via des lettres ouvertes-Madame la Ministre du Droit des Femmes est au courant de mon dossier, de même que le Défenseur des Droits…-, et c’est l’ambassade de France à Berlin, et pas le MAE, qui m’a donné l’état de la situation, avant que je ne rédige une lettre d’explications au Ministère de la Justice allemand, en réponse au courrier du père de notre fils, courrier truffé de mensonges et d’inexactitudes, où il salit la justice française et prétend dépenser « 1000 euros par mois » pour notre fils tout en se plaignant de « ne jamais le voir ».

Nous en sommes là. Malgré mes lettres et courriers, voilà un dossier de pension alimentaire suite à un divorce français de 2008 non clos, notre divorce n’étant apparemment, avec une procédure en cours depuis juillet 2010, toujours pas homologué outre-Rhin ; donc pas d’exécution, donc pas de mesures conservatoires, donc pas de mise en paiement. J’ai toujours des difficultés de « parent isolé », j’ai aussi jusqu’à récemment aidé, du mieux que j’ai pu, l’une de mes grandes filles, tellement désolée de ne pas pouvoir faire plus. J’ai encore récemment sollicité l’aide sociale du rectorat en vain. Je gagne trop, Madame la Ministre, beaucoup trop, paraît-il.

Mais de l’autre côté, quand c’est l’Allemagne qui demande des comptes à la France, tout va beaucoup, beaucoup plus vite…

Voilà un père qui joue les martyrs et les victimes depuis des années, qui dépose plainte à tout bout de champ, par exemple lorsqu’Air France fait grève et que son fils part avec un jour de retard…Ses plaintes, 15, je crois, ont parfois été instruites. Et moi d’être longuement auditionnée, par exemple, en avril 2010, par la PJ de Auch, sommée de revenir sur les 7 ans passés, alors même que nous étions divorcés depuis deux ans. Combien de fois ai-je alerté vos services, TGI, bureau de Procureur…Combien d’audiences dans les tribunaux divers, entre le divorce et le surendettement, combien de temps passé dans les salles des pas perdus, et dans les commissariats ?

Voilà donc l’Allemagne, visiblement, et votre « bureau d’entraide internationale », alors même que le délit de non présentation d’enfant n’existe même pas outre-Rhin, qui exigent des comptes, et voilà que tout s’emballe, que je suis auditionnée en septembre, puis hier à nouveau, plusieurs heures, et, pire, notre fils, aussi, pour la deuxième fois –il avait déjà été entendu à Auch. On me rappelle à l’ordre, on me rappelle la Loi, et, surtout, on me pose d’étranges questions sur le fait que notre fils serait « privé de sa culture allemande ».

Tout cela, Madame la Garde des Sceaux, quand le père de mon fils dépose sciemment plainte alors même que ces plaintes ne sont que des « dénonciations calomnieuses » ! Il prétend « n’avoir vu son fils que deux fois sur cinq » en 2013. Déjà, notre jugement ( un JAF de 2010 dûment traduit et notifié, fait suite au divorce car le père harcelait le directeur du collège, lequel a exigé que je sois la seule responsable scolaire de l’enfant afin que je puisse réinscrire Sylvan après sa sixième…) ne prévoit pas de droit de visite et d’hébergement pour la Toussaint. Ensuite, le jugement prévoit que le père soit seul en charge des billets d’avions : à Pâques, il n’a PAS acheté de billets, exigeant que JE les paye, ce que je n’étais pas en état de faire ; de plus, notre fils a eu l’appendicite le premier avril, le papa savait qu’il aurait été difficile de voyager.

Par contre, il est venu voir notre fils en France, je lui ai même confié les clefs de mon appartement en mon absence, en mai dernier…Nous en sommes donc à trois droits de visite sur quatre ! Car Sylvan a passé la moitié des vacances d’été chez son père-même quelques jours de plus que prévu, sans que j’en sois informée-, et la moitié des vacances de noël.

Par contre, oui, c’est vrai, en février 2013, le droit de visite du père n’a pas été respecté. Mais cela sans aucune intention délibérée de ma part, puisque j’ai même payé le billet de retour ! Tout a déjà été longuement expliqué à vos services, le jour J auprès de la Police de l’aéroport, puis plusieurs fois à la PJ : le père n’avait pas acheté de billet de retour, alors même que le jugement le prévoit. Devant ce fait, et devant les menaces réitérées du père de « garder l’enfant en Allemagne » -des dizaines de courrier en ce sens, une inscription de plusieurs jours au collège de Villingen en 2011…- et devant les nombreux « enlèvements d’enfants » dont vos services ont largement connaissance, j’ai payé moi-même, à l’aéroport, le billet de retour, notre fils a embarqué, mais je l’ai fait débarque, car au téléphone, devant témoins, le père m’a dit qu’il ne respecterait pas la date de retour et garderait l’enfant toutes les vacances.

Non, ce n’était pas une « np ». C’était une fois de plus une terrible manipulation d’en père défaillant, manipulateur et dont les intentions malveillantes sont manifestes, comme pour ce mois de décembre 2010 où, oui, j’ai été condamnée pour non présentation, alors même que le billet d’avion avait été pris pour le samedi à 8 h alors que nous vivions à 80 km, que je n’avais ni de quoi payer une nuit d’hôtel, ni un taxi pour rallier Blagnac à 6h30 du matin. Dont acte. J’accepte le fait de la condamnation, qui d’ailleurs n’a pas été inscrite au casier, à ma demande, Monsieur le Substitut près le TGI d’Auch ayant compris l’enjeu de ma situation, puisque je souhaite encore passer des concours de la Fonction Publique.

Mon ex-époux a lui aussi été condamné, par le même TGI, pour abandon de famille, à de la prison avec sursis, à une amende et à des dommages et intérêts ; il a fait appel, ce sera jugé le 14 mars à Agen.

Madame la Garde des Sceaux, comprenez mon inquiétude. Il   me semble que ces dernières années, les pères sont « montés au créneau », et que leur voix se fait entendre, depuis les hauts des grues, dans les prétoires, dans les médias. Alors même que nous, mamans isolées, nous battons comme des lionnes, pour notre survie et celle de nos enfants, souvent dans l’indifférence. Je remercie infiniment Madame la Ministre des Droits des Femmes pour avoir compris l’ampleur du problème, et je vous demande aussi de nous écouter, de m’écouter. Ce n’est pas le parent qui se pose en victime et en martyr et qui, réclamant ses droits à grands coups de porte-voix, est celui qui respecte ses devoirs. Souvent, hélas, c’est l’inverse.

Je me sens ce jour doublement flouée, doublement inquiète. Inquiète face à une Justice qui, il me semble, prête souvent une oreille complaisante aux pères, comme c’est le cas pour ces dénonciations calomnieuses qui deviennent à mon encontre des plaintes instruites et traitées rapidement, alors même que mes plaintes-trois- pour «appels malveillants » et que ma plainte de 2010 pour « délit de violence psychologique » ont été classées sans suite…

Inquiète face au comportement de la République face au « pays partenaire », ma chère Allemagne, ma deuxième patrie, celle que je défends becs et ongles dans le cadre de mon travail, mais qui, semble-t-il, est en passe de faire en sorte que mon histoire se transforme en fait divers. À quoi rimait cette question sur la culture allemande dont je « flouerais notre fils », sinon à mettre en place ce faisceaux de preuves qu’un Jugendamt aurait tôt fait d’utiliser afin de rapter notre fils et de le rendre à sa germaine patrie ?? Alors même que lors de l’audition –j’ai eu connaissance du PV- notre fils a clairement exprimé son bien-être de jeune lycéen français, son désir de voir les plaintes de son père cesser, et surtout le fait qu’il ne me juge pas responsable de cette situation conflictuelle…

Je vous demande, Madame la Ministre, d’être vigilante, et de protéger la mère et la citoyenne que je suis, au lieu de me laisser en pâture aux investigations, et, surtout, je vous demande de faire en sorte que le droit français et le droit européen soit enfin respectés. Je suis une enfant de cette Europe que mes parents ont construite en osant braver les noirceurs et les rancœurs de l’après-guerre, et je vous demande de ne pas décevoir cette enfant qui, les yeux brillants, voyageait dans la 404 de son papa vers le pays des contes de Grimm de sa maman. Je vous demande, Madame la Ministre, de faire cesser le cauchemar que mon fils et moi-même vivons depuis trop longtemps, en faisant respecter la loi.

 

Bien à vous,

 

Sabine Aussenac.

 

L’autre côté de moi

 

 

 

L’autre côté de moi sur la rive rhénane. Mes étés ont aussi des couleurs de houblon.

 

Immensité d’un ciel changeant, exotique rhubarbe. Mon Allemagne, le Brunnen du grand parc, pain noir du bonheur.

 

Plus tard, les charniers.

 

Il me tend « Exodus » et mille étoiles jaunes. L’homme de ma vie fait de moi la diseuse.

 

Lettres du front de l’est de mon grand-père, et l’odeur de gazon coupé.

 

Mon Allemagne, entre chevreuils et cendres.

http://sabine-aussenac-dichtung.blogspot.fr/2014/01/ich-liebe-dich.html

http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/allemagne-audessus-des-lois-najat-vallaud-belkacem_b_3639293.html

http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/prix-nobel-union-europeenne_b_1960721.html